Installation gaz : quels critères respecter pour aménager votre local ?

Vous prévoyez d’équiper un local avec une nouvelle installation gaz naturel ? Pour assurer votre sécurité et celle des personnes qui passeront du temps dans ce nouveau bâtiment, vous devez respecter certaines conditions d’aménagement. Volume minimum, aération… Nous faisons le tour de la question.

Installation gaz : quels critères respecter pour aménager votre local

Les différentes installations gaz naturel

Pour mieux comprendre les règles à respecter, commençons par définir les 3 principales catégories d’équipement gaz naturel :

  • Type A (ex : cuisson, radiateurs). Ces appareils au gaz ne sont pas raccordés à un conduit de fumée. L’air de combustion et les gaz produits par la combustion sont prélevés et libérés dans votre local.
  • Type B (ex : chaudière basse température, chauffe-eau). Ces installations gaz naturel sont raccordées à un conduit de fumée, les produits de combustion sont libérés à l’extérieur et l’air de combustion est prélevé dans votre local.
  • Type C (ex : chaudière haute performance énergétique, chaudière à ventouse). L’air de combustion est prélevé et évacué à l’extérieur du local.

 

Volume et aération : 2 critères d’aménagement indispensables

Avant d’accueillir votre installation gaz naturel, que ce soit pour la production d’eau chaude, le chauffage ou la cuisson, l’aménagement de votre local doit respecter des règles de sécurité gaz. Deux critères principaux sont à prendre en compte1 : le volume de la pièce et son aération.

Un volume minimum de 8 m3

Dans le cas des équipements gaz de type A ou les anciens modèles de type B (sans sécurité pour détecter la mauvaise évacuation des gaz de combustion), la règle impose un volume minimum de 8 m3. L’objectif est d’avoir un volume d’air suffisant pour obtenir une combustion de qualité et éviter ainsi la production de monoxyde carbone liée à une combustion défaillante.

A noter, cette règle ne s’applique pas aux appareils :

  • De type C totalement étanches.
  • Munis d’un SPOTT (Système Permanent d'Observation du Tirage Thermique) pour stopper l’appareil raccordé dès que l’évacuation des produits de combustion devient insuffisante.
  • Equipés d’une sécurité individuelle VMC-gaz, comme les chaudières gaz basse température.

Une bonne aération est obligatoire

Fuite de gaz, odeur étrange… Lorsque l’on équipe un local avec une installation gaz, il faut penser à aménager des ouvertures (fenêtre, vasistas…) pour aérer quand nécessaire. La règle veut alors que le local possède une ouverture de 0,4 m2 minimum, qui donne sur l’extérieur ou sur une courette de plus de 2 mètres de largeur.

Cette règle est applicable pour les installations gaz naturel de type A et les anciens équipements de type B. Ces derniers ne possèdent pas de sécurité sur les brûleurs. Cette sécurité stoppe l’appareil en cas de défaillance de fonctionnement de la flamme alors que l’alimentation en gaz naturel, elle, fonctionne toujours.

Pour plus d’informations sur les conditions d’aménagement, vous pouvez consulter tous les détails dans l’aide-mémoire de Cegibat.

Comme précédemment, cette règlementation ne concerne pas :

  • Les équipements étanches de type C.
  • Les appareils de type A et B placés dans un local situé entre 2 locaux équipés d’ouvertures pour aérer.
  • Les équipements de type A et B alimentés par des tuyaux rigides ou flexibles métalliques.
  • Les appareils type A équipés de sécurité sur le(s) brûleur(s). 
  • Les appareils au gaz de type B installés dans un local qui leur sont uniquement réservés.
  • Les équipements de type B équipés d’un SPOTT, d’une sécurité individuelle VMC-gaz ou d’un dispositif qui interrompt la combustion quand l’évacuation est insuffisante.