Définition de précarité énergétique

La précarité énergétique correspond aux difficultés pour un ménage de payer ses factures d’énergie. En général, la consommation énergétique du logement est trop élevée par rapport aux revenus du ménage.

 

Dans quel cas parle-t-on de précarité énergétique ?

Selon une étude de l’ONPE (Observatoire National de la Précarité Énergétique), 5 millions de ménages en France étaient en situation de précarité énergétique en 2018. Pour identifier les ménages en situation de précarité énergétique, l’ONPE comptabilise tous les foyers qui consacrent plus de 10% de leurs revenus totaux au paiement de la facture d’énergie de leur logement.
À noter : en ce qui concerne les ménages les plus modestes, les factures d’énergie peuvent représenter jusqu’à 15% de leurs revenus.

La précarité énergétique se traduit donc par la consommation énergétique trop élevée d’un logement, par rapport aux revenus générés par les habitants du logement.
D’autres éléments peuvent également être relevés pour caractériser une situation de précarité énergétique, comme la difficulté à se chauffer convenablement (à cause de courants d’air froids dans un logement mal isolé).

 

Quelle tendance pour les années à venir ?

De plus en plus de logements deviennent des passoires thermiques, faute de travaux de rénovation énergétique. Partant de ce constat, le nombre d’habitations présentant une consommation énergétique élevée augmente chaque année. Une augmentation progressive des factures d’énergie est également recensée tous les ans.

La précarité énergétique touche toutes les tranches d’âge, quel que soit le lieu d’habitation. La tendance pour les années à venir ne semble pas très optimiste. En effet, 77% des caisses communales d’action sociale (CCAS) ont recensé une augmentation des demandes d’aides relatives à la consommation d’énergie dans les logements en 2018 d'après une étude de l'Ademe.

 

Quels sont les foyers les plus touchés ?

Même si la précarité énergétique touche toutes les tranches d’âge et différentes situations, on observe néanmoins une certaine récurrence dans :

  • les ménages occupant un logement privé ;
  • les ménages étant propriétaires et occupants de leur logement ;
  • les ménages habitant en zone urbaine ;
  • les personnes de plus de 60 ans.

Ce constat confirme que, dans la majorité des cas, la précarité énergétique est provoquée par le fait d’habiter un logement à la consommation énergétique élevée (souvent à cause d’une mauvaise isolation), sans disposer d’importants revenus.

De plus, les logements en zone urbaine sont généralement soumis à des charges et à des taxes plus élevées. Il est donc particulièrement difficile de répondre aux besoins énergétiques des logements énergivores en ville.

 

Les mesures prises pour venir en aide aux ménages modestes

Pour aider les ménages les plus modestes en situation de précarité énergétique, différentes aides financières ont été mises en place :

  • les fonds de solidarité pour le financement (FSL), qui aident les ménages éligibles à régler leurs impayés de factures d’énergie ;
  • les tarifs sociaux de l’énergie, qui permettent aux ménages les plus modestes de bénéficier d’un tarif préférentiel sur la consommation d’énergie.

Pour réduire la consommation énergétique d’un logement, des travaux de rénovation énergétique peuvent aussi être en partie financés par des aides publiques : l’éco prêt à taux zéro (éco-PTZ), l’aide MaPrimRénov' ou encore les aides de l’Anah.

 

Pour en savoir plus sur la précarité énergétiques et les aides existantes :

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