Quel type de chauffage choisir ?

Le réchauffement climatique est certes une réalité mais il ne nous permet pas encore de nous passer de chauffage. Au moment de choisir ou de remplacer son système de chauffage, la question du type de chauffage le plus adapté à la situation se pose.

  1. Les différents types de chauffage
  2. Cheminées & poêles : comment choisir ?
Le point sur les différents types de chauffage Le point sur les différents types de chauffage

1/ Les différents types de chauffage

La question du chauffage collectif ou individuel ne se pose pas forcément lorsqu’on achète ou qu’on loue un logement, le choix étant généralement imposé. Si vous investissez dans un appartement au sein d’un immeuble, vous serez sans doute équipé d’un chauffage collectif. Les frais sont alors répartis entre les habitants. Si vous achetez une maison, vous serez équipé d’un chauffage individuel. Dans le cas d'un remplacement de ce dernier, vous devrez choisir entre différents types de chauffage et de combustible : radiateurs ou pompe à chaleur, cheminée ou poêle…

Aujourd'hui, la plupart des logements possèdent un chauffage central (l'eau est chauffée de manière centralisée avant d’être distribuée via les tuyaux vers les émetteurs de chaleur : radiateurs ou plancher chauffant). Mais parfois, cette solution ne peut être adoptée dans certains logements et les habitants doivent alors recourir à un chauffage d’appoint moins économique. Ce dernier peut également être utilisé en complément pour chauffer une pièce non reliée au système de chauffage central ou dont l’isolation n’est pas assez performante.

Chauffage collectif ou individuel ?

Location ou achat, lorsque que l’on recherche un nouveau logement, on s’intéresse toujours de près au type de chauffage. Une question naturelle puisque ce poste de dépense compte pour 62% des consommations d’un foyer(1). Alors, entre chauffage collectif ou individuel, lequel des deux est le plus avantageux ?

Le chauffage collectif ou individuel : quelle différence ?

Dans un immeuble collectif, vous partagez les frais de chauffage avec les autres habitants. Combustible, entretien, maintenance… Chacun paie sa part équitablement. Le chauffage est fourni par une seule ou plusieurs chaudières selon les besoins. Avec le chauffage individuel, vous avez le choix de vos équipements (chaudière, poêle, radiateurs…), de votre fournisseur et de votre combustible. En cas de panne ou de manque d’approvisionnement, vous devez vous en occuper seul.

Avec un chauffage collectif

  • Vous ne pouvez pas choisir votre système de chauffage, ni votre combustible ou votre fournisseur d’énergie. Les dates de mise en route et d'arrêt du chauffage sont imposées. Enfin, si vos voisins gaspillent ou si l’isolation du bâtiment est mauvaise, vous en payez les conséquences côté facture, mais aussi côté confort thermique.
  • Vous pouvez, par contre, profiter de prix plus avantageux puisque vous êtes plusieurs et même faire des économies importantes, selon l'endroit, quand l’énergie provient de la production de chaleur de masse (géothermie, industrie lourde, incinération). Vous partagez également les coûts de maintenance et entretien. Et pour finir, vous gagnez de la place dans votre logement (pas besoin de ballon d’eau chaude par exemple).

Avec un chauffage individuel

  • Vous gérez seul des sujets qui coûtent plus cher en temps et en argent comme le choix et installation des équipements, l'entretien, l'approvisionnement en combustible ou les étude thermique ou bilan énergétique pour améliorer vos consommations.
  • Vous capitalisez sur des bons choix pour l’avenir en choisissant des systèmes de chauffage modernes et économes comme les chaudières à condensation. Vous pouvez également choisir les énergies renouvelables avec un poêle à granulés ou un chauffe-eau solaire et profiter des innovations technologiques en matière de régulation de chauffage pour faire des économies. Pour finir, vous rester le seul décisionnaire concernant votre contrat.

Zoom sur le chauffage collectif

Quelle est la date d’allumage ?
En France, la loi n’impose aucune date à partir de laquelle le syndic de copropriété est tenu d’allumer le chauffage collectif. Cette date est laissée à la libre appréciation des copropriétaires. Elle est fixée par un vote et précisée dans le règlement de la copropriété. Le plus souvent, la date d’allumage du chauffage collectif se situe vers la mi-octobre, et la date d’arrêt du chauffage collectif vers la mi-avril. Elle est susceptible de varier selon les régions et selon les conditions climatiques.

Comment est répartie la facture de chauffage ?
Lorsque vous habitez dans un logement chauffé de façon collective à l’aide d’une chaudière centrale, il est parfois difficile de ne payer que la consommation effective de chauffage de votre propre logement. En règle générale, la facture énergétique totale est acquittée par répartition entre les différents copropriétaires/locataires. À savoir que cette répartition se fait au tantième et s’intègre dans les charges. De plus en plus, des relevés et des compteurs individuels de chauffage collectif sont mis en place pour répartir la consommation de façon individuelle et permettre à chacun de mieux maîtriser son budget chauffage. L’autre objectif de cette mesure est d’éviter les frictions entre voisins, entre ceux qui consomment beaucoup pour se chauffer et ceux qui consomment moins.

Quelle température de chauffage ?
À l’inverse de la date d’allumage, la loi française détermine une température minimale à respecter pour le chauffage collectif. Selon la date de construction du logement, celle-ci est fixée à 18°C ou 19°C. En fonction de ses besoins ou du niveau de confort recherché, un copropriétaire ou locataire peut s’équiper d’un appareil de chauffage d’appoint, à condition qu’il y soit autorisé et que celui-ci ne gêne pas le voisinage.

(1) https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/fiche-individualisation-frais-chauffage.pdf

Chauffage central ou chauffage d'appoint ?

Le chauffage central permet de chauffer les différentes pièces d’une maison ou l’ensemble des appartements d’un immeuble à partir d’un générateur de chaleur unique. Autrement dit, grâce à une seule chaudière. Explications pour mieux comprendre ce type de chauffage.

Le chauffage central, qu’est-ce que c’est ?

Le chauffage central se compose de trois éléments qui fonctionnent en circuit fermé pour diffuser la chaleur dans votre logement de façon homogène.

  • Un générateur de chaleur : il s'agit par exemple d'une chaudière à condensation. Ce générateur de chaleur est souvent installé dans une cave, un garage ou un cellier. Il chauffe l’eau qui est ensuite envoyée dans le système de chauffage.
  • Un système de distribution : il est constitué d’un ensemble de tuyaux et canalisations, qui fournit l’eau chauffée par le générateur aux émetteurs de chaleur présents dans votre logement.
  • Des émetteurs de chaleur : il s'agit par exemple des radiateurs et plancher chauffant qui diffusent la chaleur dans vos pièces.

Pourquoi parle-t-on de circuit fermé pour un chauffage central ?

Tout simplement parce qu’il forme une boucle : l’eau chaude sortant de la chaudière parcourt le système de distribution jusqu’aux émetteurs, puis repart vers la chaudière une fois qu’elle est refroidie pour être réchauffée. Et ainsi de suite. Il existe trois principaux types de distribution :

  • La distribution bitude : il s'agit de la distribution la plus courante. Elle se compose de deux circuits de tuyauteries : l’un pour conduire l’eau chaude jusqu’aux émetteurs, l’autre pour récupérer l’eau refroidie. Dans ce cas, votre eau est à la même température sur tous les radiateurs.
  • La distribution monotube : elle comprend un seul circuit de tuyauteries : l’eau qui sort d’un émetteur poursuit son parcours jusqu’au suivant. Par conséquent, l’eau peut refroidir d’un radiateur à l’autre.
  • La distribution en pieuvre : pour ce type de distribution chaque émetteur a son propre circuit entrant et sortant d’eau.

Si vous choisissez le gaz naturel comme énergie de chauffage, votre artisan doit vous remettre un certificat de conformité à l’issue de l’installation. Il est obligatoire pour mettre en service votre système de chauffage central et il garantit votre sécurité. Par la suite, n’oubliez pas de faire entretenir votre chaudière gaz une fois par an, c’est aussi obligatoire.

Si vous faites construire, pensez à faire réaliser une étude thermique RT 2012 par un professionnel. Elle est également obligatoire pour déposer votre permis de construire. De plus, elle vous aidera à choisir le système de chauffage central le plus adapté à votre projet et économe en énergie.

Chauffage d’appoint : lequel choisir ?

On appelle chauffage d’appoint une source de chauffage complémentaire au système de chauffage central d’une habitation. Son fonctionnement est donc indépendant. Les chauffages d’appoint sont le plus souvent des équipements mobiles. L’installation d’un chauffage d’appoint peut être nécessaire dans des pièces mal isolées ou coupées de votre chauffage central, comme un atelier par exemple.

Les chauffages d’appoint au gaz
Les chauffages d’appoint au gaz sont souvent assez volumineux et nécessitent un approvisionnement extérieur en gaz (bonbonnes, recharges). Leurs points forts ? Ils diffusent une chaleur rayonnante et homogène puissante et agréable, et peuvent être utilisés dans de grands espaces, voire à l’extérieur.
Il existe trois types de modèles :

  • A catalyse : la combustion du gaz se fait à basse température et produit une chaleur rayonnante constante.
  • A infra bleu : ce chauffage d’appoint au gaz est appelé à infra bleu car sa combustion produit des flammes bleues. Ils fonctionnent grâce à un brûleur en inox.
  • A infrarouge : la combustion du gaz se fait au moyen d’une briquette en céramique.

Les chauffages d’appoint au fioul (pétrole)
Ils constituent une alternative. On les appelle aussi poêles à pétrole. A noter : la combustion du fioul peut s’avérer odorante.

Les cheminées au bioéthanol
Les chauffages d’appoint au bioéthanol sont généralement appréciés pour leur côté design. Ils produisent de vraies flammes, sans les fumées propres aux feux de cheminée traditionnels. Ils disposent cependant d’une assez faible puissance de chauffe.

Les questions à se poser pour choisir son chauffage d'appoint

  • L'usage de la pièce à chauffer : vos préférences en termes de source d’énergie, de sécurité ou de puissance de chauffage ne seront pas les mêmes s’il s’agit d’une chambre à coucher, d’un salon ou d’une pièce isolée peu utilisée. Dans tous les cas, pensez toujours à aérer régulièrement.
  • La puissance requise : la pièce à chauffer est-elle mal isolée, particulièrement vaste, ou encore humide ? On estime qu’une puissance de chauffage d’environ 100 watts (ou 0,1 kW) par m2 est nécessaire. Sans oublier de prendre en compte le volume de la pièce, notamment si les plafonds sont particulièrement hauts.

Le chauffage au gaz

Le chauffage au gaz est une énergie utilisée par 35% de la population française(1). Plus économique que l’électricité côté facture, le gaz comporte beaucoup d’autres qualités : chauffage homogène, très bon rendement énergétique, praticité… Voici le panorama de vos avantages si vous choisissez un chauffage au gaz.

Le chauffage au gaz pour faire baisser votre facture d’énergie

Choisir entre le gaz et l’électricité est une question que vous pouvez être amené à vous poser si vous menez un projet de construction ou de rénovation. Si l’on regarde uniquement le montant d’une facture de gaz, on constate, effectivement, que le gaz est bien moins cher que l’électricité : 44% d’économies sur la facture pour une utilisation du gaz naturel pour le chauffage et l’eau chaude(2).

Au-delà de son prix économique, le chauffage au gaz présente de nombreuses qualités :

  • Un confort de chauffage incomparable : Avec un système de chauffage au gaz central, la chaleur se diffuse dans votre maison de manière homogène et confortable. Comparé aux radiateurs électriques qui ont des cycles de chauffe inégaux selon la température ambiante, un chauffage central vous garantit une chaleur égale dans toute votre maison.
  • Un rendement énergétique des plus efficace :Avec l’arrivée des nouvelles chaudières à condensation, le rendement énergétique du chauffage au gaz peut atteindre 110%. Cela veut dire que votre chaudière fournit plus de chaleur par rapport au gaz qu’elle utilise pour chauffer votre maison. Les convecteurs électriques ne sont pas encore arrivés à atteindre ce rendement et consomment toujours beaucoup.
  • Pratique et facile, le chauffage au gaz demande peu d’entretien : Votre chaudière fonctionne très bien seule et n’a besoin d’être révisée par un professionnel qu’une seule fois par an. Attention toutefois : cet entretien annuel de votre chaudière à gaz est une obligation légale, que vous soyez propriétaire ou locataire. Pourquoi ? Pour des raisons de sécurité, mais aussi parce qu’une chaudière bien entretenue optimise son rendement, vous fait faire des économies d’énergie et multiplie sa durée de vie par 2.

Les équipements pour se chauffer au gaz

Vous avez décidé d’opter pour un système de chauffage au gaz ? Plusieurs équipements sont à votre disposition :

  • Chaudière gaz : c'est l’équipement le plus répandu. Elle peut être accrochée au mur, idéal pour les petits espaces, ou bien être posée au sol. Cette dernière, même si elle occupe plus d’espace, peut être raccordée à un chauffe-eau solaire ou à une pompe à chaleur pour profiter pleinement des énergies renouvelables à disposition.
  • Chaudière à condensation : c'est l’équipement à préférer pour faire des économies d'énergie. Son rendement super performant vous permettra de réaliser jusqu’à 20% d’économies(4) sur votre facture. Sachez qu’elle rejette également moins de CO2 dans l’atmosphère.
  • Pompe à chaleur (PAC) : elles fonctionnent à l’inverse d’un réfrigérateur : elles utilisent un système thermodynamique qui va capter les énergies froides de l’extérieur (calories contenues dans la terre, l’eau, l’air) pour ensuite les porter à une température plus élevée et chauffer ainsi votre maison. En utilisant les ressources naturelles qui nous entourent, les pompes à chaleur, quel que soit le type (air/eau, eau/eau), sont rentabilisées très rapidement.
  • Cheminée au gaz : c'est un système de chauffage propre et sans déperdition de chaleur (foyer fermé). Avec une cheminée à gaz, vous gardez la main sur votre consommation car vous pouvez régler l’intensité des flammes et donc le rendement. La cheminée à gaz ne produit pas de particules fines, comparée au bois, elle est donc plus éco-responsable.
  • Les autres appareils indépendants : Il existe de nombreux autres systèmes de chauffage appelés appareils indépendants : radiateurs indépendants au gaz naturel, insert, poêle gaz... Ces appareils diffusent la chaleur par convection, par rayonnement ou les deux. Le rayonnement est notamment très apprécié car il permet de maintenir une bonne qualité de l’air, pas de courant d’air ni d’assèchement. En combinant l’utilisation d’une énergie plus économique que l’électricité et un système de chauffage efficace, le chauffage au gaz a définitivement de nombreuses cordes à son arc pour vous séduire.

Zoom sur la micro-cogénération gaz naturel

La cogénération fait référence à la production énergétique mécanique et thermique simultanée à partir d'un même dispositif. Ce dernier est alimenté par un combustible comme le gaz naturel. Il s'agit d'une technologie initialement mise au point pour satisfaire les besoins des bâtiments de grande superficie comme les hôpitaux ou les industries. Par la suite, le système a été adapté au logement résidentiel. On parle alors de micro-cogénération. Le système puise les ressources énergétiques primaires, comme le gaz naturel, via le réseau public. La combustion du gaz naturel génère de la chaleur qui active le moteur. Celui-ci se charge de produire de l'électricité.

  • L'énergie thermique produite par le module de micro-cogénération gaz naturel a pour rôle de faire fonctionner le système de chauffage. Il est possible de couvrir les besoins en eau chaude sanitaire en plus du chauffage central de l'habitat.
  • L'énergie mécanique qui est transformée par l'alternateur sert à couvrir les besoins énergétiques. Et c'est ainsi que le gaz naturel vous offre la possibilité d'alimenter votre réseau électrique.

Ce système s'applique principalement aux dispositifs de chauffage au gaz naturel. Il s'agit surtout de chaudières à condensation, des équipements reconnus pour leurs performances énergétiques.

L'électricité issue du système de micro-cogénération gaz naturel est exploitable de quatre manières :

  • L'auto-consommation totale : toute l'électricité est utilisée pour vos propres besoins.
  • L'auto-consommation combinée à une injection du surplus sur le réseau public mais sans revente.
  • L'auto-consommation combinée à une injection du surplus sur le réseau public, avec revente.
  • La revente de l'intégralité de l'électricité produite.

Si vous décidez de consommer l'électricité ne serait-ce que partiellement, il est indispensable de raccorder le système à micro-cogénération gaz naturel au réseau électrique.
Si vous prévoyez la revente des ressources énergétiques produites, il faut signer le contrat C16. Aucune capacité de production minimale n'est exigée.

Ce système est une excellente option pour gagner en indépendance en matière de production énergétique. Une fois installé, l'unité de micro-cogénération consomme le gaz naturel et génère de l'électricité. Cette double fonction est extrêmement avantageuse sur le plan financier.
Grâce à la micro-cogénération gaz naturel, vous pouvez économiser jusqu'à 30% sur vos dépenses énergétiques(1). Le retour sur investissement s'effectue en 3 à 5 ans(1). Ce délai varie selon la superficie du logement qui exploite ce système. Ajoutez à tout cela que les émissions de CO₂ sont réduites de l'ordre de 25% avec ce type de chauffage(1). Les impacts sur l'environnement sont de ce fait maîtrisés.

1 http://www.cogengreen.com/fr/tout-ce-que-vous-devez-savoir-sur-la-cogeneration

Le chauffage au bois

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie recense, en 2018, 7,8 millions de foyers français(1) ayant opté pour le chauffage au bois parmi les différents types de chauffage. Plus que le charme authentique de la flamme et la douce odeur du feu de cheminée, c’est l’aspect économique et écologique qui séduit de plus en plus de foyers. D'autant plus que les systèmes sont aujourd’hui divers et variés, de manière à répondre à vos besoins et vos exigences quels qu’ils soient…

Une solution de chauffage économique et écologique

Contrairement aux ressources d’énergie non renouvelable, le bois est une ressource inépuisable, dont la combustion produit jusqu’à 10 fois moins d’émissions de gaz à effet de serre(2) en comparaison avec le fioul et l’électricité. Au-delà de l’aspect écologique, l’aspect économique est un argument de poids, souvent décisif. De nombreux foyers, en effet, décident d’investir dans un chauffage au bois pour réduire le montant de leurs factures d’électricité.
Le chauffage au bois, à l’utilisation, coûte 47 à 108€/MWh contre 153€/MWh pour le chauffage électrique(3). A condition de brûler les bonnes essences et de respecter les préconisations d’entretien de votre appareil, votre système de chauffage au bois, en appoint ou à titre principal, vous permet de réaliser d’importantes économies.

L’esthétique et le confort pour objectifs

Se réunir autour d’un bon feu de cheminée, cuisiner à la braise, lire au coin du feu… la flamme offre cet avantage de la convivialité. Et une cheminée est incontestablement un élément d’ornement majeur dans une pièce à vivre… Mais attention, le chauffage au bois ne se résume pas à installer un insert. D’autres solutions, encore plus performantes et moins contraignantes, permettent de se chauffer écolo et à bas prix grâce au bois.

Comment se chauffer au bois ?

Différents équipements permettent de bénéficier des avantages économique et écologique du chauffage au bois.

  • La cheminée avec insert : Un insert est un foyer fermé, inséré dans une structure adaptée – votre cheminée existante ou à créer, par exemple. Ce système de chauffage au bois est idéal pour profiter du feu de cheminée tout en chauffant efficacement la pièce à vivre. Le foyer ouvert d’une cheminée traditionnelle offre un rendement de 15% seulement(4). En équipant la cheminée d’un foyer fermé – un insert – vous améliorez significativement le niveau de production de chaleur. L’insert peut être intégré dans la structure de votre choix : cheminée traditionnelle ou moderne, c’est vous qui choisissez.
  • Le poêle à bûches : un rendement de 70 à 85%(4), nécessité de l’alimenter régulièrement, esthétique de la flamme véritable.
  • Le poêle à granulés : rendement supérieur à 85%(4), démarrage automatique et longue autonomie, pas de flamme.
  • Le poêle à accumulation : rendement de 80 à 90%, prix élevé, poids important.
  • La chaudière à bûches, à granulés ou à plaquettes. En ce qui concerne la chaudière également, ce sont les modes d’utilisation et le niveau de rendement du système de chauffage au bois qui varient selon le type de combustible. Les chaudières à bûches se chargent manuellement tandis que les modèles à granulés ou plaquettes permettent un chargement automatique. Les granulés et les plaquettes offrent un rendement optimal : 75 à 105%(5).

Comment choisir entre insert ou chaudière ?

  • La chaudière est un système central de chauffage au bois : elle alimente des émetteurs de chaleur disposés dans toute votre maison, vous pouvez donc considérer ce système à titre de chauffage principal. Inconvénient majeur : vous ne profitez pas du charme de la flamme dans votre salon…
  • Insert ou poêle, le choix est surtout esthétique. Pensez néanmoins qu’il est rare que ces équipements chauffent la totalité de votre surface habitable, l’insert et le poêle sont plus souvent utilisés comme solution d’appoints.
  • Bûches, granulés ou plaquettes, faites le choix du rendement ou de l’esthétique. Les bûches recréent l’ambiance authentique du feu de cheminée, mais leur rendement est inférieur. Elles présentent en outre une contrainte d’ordre pratique : vous devez disposer d’un espace de stockage suffisant.

En tout état de cause, veillez à investir dans un équipement labellisé Flamme Verte et à vous fier au nombre d’étoiles affiché (de 1 à 7).

Si le rapport qualité-prix de ce type de chauffage est imbattable à l’utilisation, le prix à payer pour investir dans l’équipement reste conséquent. Comptez de 3 000 à 20 000€ pour une chaudière performante (la chaudière à bûches est la moins chère)(6). Prévoyez un budget de 1 000 à 6 000€ pour un insert ou un poêle à bois(6).

1 https://www.ademe.fr/particuliers-eco-citoyens/habitation/construire/chauffage-climatisation/chauffage-bois
2 https://particuliers.engie.fr/economies-energie/travaux-economies-energie/chauffage/type-chaudiere/chaudiere-bois.html
3 https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/couts_energies_renouvelables_en_france_edition2016v1.pdf
4 https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-poele-bois-chaudiere-insert.pdf
5 https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-chauffer-mieux-moins-cher.pdf
6 https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-poele-bois-chaudiere-insert.pdf

Le plancher chauffant

La chaleur de votre logement est produite par un générateur (chaudière à gaz) puis acheminée vers des émetteurs qui en assurent la diffusion. Alternative de choix aux radiateurs, le plancher chauffant au gaz est un émetteur de chaleur. La chaleur qu’il diffuse est produite en amont par une chaudière basse température, ou mieux, une chaudière à condensation haute performance(1).

Le fonctionnement du plancher chauffant

Le PCBT (ou plancher chauffant basse température au gaz naturel) fonctionne ainsi :

  1. Votre chaudière à gaz chauffe de l’eau à basse température, entre 20°C et 35°C(2).
  2. L’eau chaude circule via un réseau hydraulique invisible. Les tubes du réseau sont en effet intégrés ou recouverts par la dalle de béton qui constitue le sol de votre maison, et sur lequel vous installez votre revêtement - parquet, moquette, carrelage…
  3. En circulant, l’eau chaude chauffe la dalle, qui emmagasine la chaleur et la diffuse uniformément dans toute la pièce.

Les conditions de mise en œuvre

Vous pouvez choisir le système de chauffage au sol dans le cadre d’une construction neuve, ou en rénovation. Dans la mesure où le réseau de tubes est intégré à la dalle, sous votre revêtement de sol, notez néanmoins que l’installation de votre plancher chauffant au gaz en rénovation nécessite des travaux importants : retirer le revêtement de sol, casser la chape, mettre en place le réseau, refaire une chape, reposer un sol…
Avant de faire vos travaux, communiquez à votre installateur votre choix de revêtement. Certaines conditions spécifiques au sol sont requises au moment d’installer le réseau hydraulique. Une fois le système installé et la chape coulée, vous pouvez poser le sol de votre choix : parquet, carrelage, moquette, béton ciré… Aucune limite à vos rêves de décoration intérieure.

Les avantages et inconvénients du chauffage au sol

Les avantages

  • Il diffuse une chaleur homogène, pour un confort thermique très supérieur en comparaison avec les autres émetteurs de chaleur. Le + : vous avez les pieds au chaud en toutes circonstances.
  • Sur le plan esthétique, le chauffage au sol offre l’avantage de l’esthétique : il est invisible.
  • Totalement intégré au sol, ce système de chauffage n'encombre pas l'espace (contrairement aux radiateurs, par exemple). Vous êtes ainsi libre d'agencer et de décorer la pièce comme vous le souhaitez, sans aucune contrainte structurelle.
  • Autre avantage : son fonctionnement silencieux. Le bruit est en effet assourdi par le béton, vous gagnez en confort acoustique.
  • La rentabilité du plancher chauffant au gaz est excellente. Se chauffer au gaz naturel, en effet, permet de réaliser d’importantes économies d’énergie.
  • Contrairement à la chaleur "soufflée" par les radiateurs, la chaleur diffusée par le plancher chauffant au gaz limite le brassage de la poussière : vous respirez un air sain.

Et pour un chauffage au plus près de vos besoins, vous pouvez même opter pour un système réversible : chaleur au cœur de l’hiver, fraîcheur en plein été, votre chauffage au sol assume tous les rôles.

Les inconvénients

  • En rénovation : l’épaisseur du circuit hydraulique qui permet la circulation de l’eau chaude nécessite de surélever légèrement le sol existant. Vous devez donc prévoir de raboter vos portes.
  • Ne multipliez pas les tapis épais : vous risqueriez de faire barrière à la chaleur diffusée par votre sol.
  • Veillez à bien choisir votre installateur : en cas de panne grave du système, vous devrez casser votre sol.

Le prix du plancher chauffant

Pour un plancher chauffant au gaz, le prix au mètre carré tourne autour de 45 à 150€ TTC(2). Relativement élevé, ce prix est un frein fréquent à l’achat. Et pourtant…

  • La chaudière à gaz naturel qui alimente votre chauffage au sol est une solution économique. Comptez de 3 000 à 5 000€(3) pour une chaudière à condensation au gaz, un coût significativement moins élevé que pour la plupart des autres systèmes de chauffage central.
  • Le prix de l’investissement est rapidement rentabilisé grâce aux économies d'énergie que vous réalisez.
  • Ces économies d'énergie, justement, vous ouvrent droit à des aides financières à condition de faire appel à un professionnel RGE (entre autres conditions d’éligibilité), vous pouvez bénéficier d’autres subventions pour financer vos travaux de rénovation énergétique. Utile pour réduire le coût de votre investissement.

Zoom sur le plancher chauffant basse température

Le PCBT - comprendre plancher chauffant à basse température – est un "modèle" de plancher chauffant innovant : le générateur qui l’alimente n’est pas une chaudière classique mais une chaudière basse température, voire une chaudière à condensation, un équipement considérablement plus performant sur le plan énergétique.
Le plancher chauffant est à basse température dans la mesure où l'eau qui circule dans le réseau est chauffée à une température maximum de 60°C, contre 90°C pour les chaudières classiques(4). Cette caractéristique vous offre un avantage considérable sur le plan économique : l’excellent rendement de votre système de chauffage vous permet de réduire le montant de vos factures… et votre impact environnemental. Autre caractéristique du PCBT : quand la chaleur se diffuse, la température restituée est plafonnée à 28 °C(4). Aucun risque de syndrome des jambes lourdes : le confort de la chaleur homogène n’est en rien gâché.

A savoir : Vous pouvez choisir un modèle de PCBT réversible : la régulation de température fonctionne dans les 2 sens. Chauffage l’été et climatisation l’hiver, votre confort à domicile est en tous points parfait.

Les méthodes d'installation d'un PCBT

Un plancher chauffant à basse température peut être mis en œuvre de trois manières différentes :

  • Première option, le PCBT est intégré : les tubes sont directement intégrés à la dalle.
  • Seconde option, les tubes chauffants sont insérés sous la dalle : ils sont installés dans une couche spécifique, elle-même recouverte par la dalle en béton.

Ces techniques de pose impliquent des travaux importants : elles sont adaptées en construction ou dans le cadre de lourdes rénovations.

  • La troisième méthode consiste à installer le PCBT "en pose sèche" : des panneaux isolants accueillent les tubes chauffants, puis l’ensemble est recouvert par une plaque. Le revêtement de sol peut être directement fixé sur cette plaque. Cette méthode d’installation est moins fastidieuse : elle s'adapte d’autant mieux dans le cadre de travaux de rénovation de votre logement.

Quelle que soit la technique utilisée, vous pouvez choisir le revêtement qui vous convient : parquet en bois (teck ou pin), carrelage, moquette fine (aiguilletée dans l'idéal), revêtement synthétique (rigide ou souple), matière naturelle (fibres de coco ou de sisal par exemple), linoléum...

L’entretien d'un Plancher Chauffant Basse Température

L’installation par un professionnel vous assure non seulement la sécurité et l’efficacité du système de chauffage au sol, mais aussi la qualité et la longévité de l’équipement. Dans ce contexte, un désembouage est conseillé tous les 5 à 7 ans.
En cas de fuite : l’artisan repère l’origine de la fuite, retire la partie de revêtement de sol appropriée, répare le tube endommagé et repose le sol.

1 https://particuliers.engie.fr/economies-energie/travaux-economies-energie/chauffage/type-chaudiere/chaudiere-basse-temperature.html
2 https://projet-gaz.grdf.fr/equipements/appareil-chauffage-gaz-radiateur-gaz/plancher-chauffant#tab1_2e53d8842a002078
3 https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-chauffer-mieux-moins-cher.pdf
4 https://particuliers.engie.fr/content/dam/pdf/actu-et-conseils/plancher-chauffant.pdf

 

2/ Cheminées & poêles : comment choisir ?

Si l’ancienne cheminée à foyer ouvert est agréable et procure une ambiance incomparable, elle est en revanche très peu efficace pour chauffer l’air ambiant et a tendance à produire des particules fines. C’est pourquoi elle est de plus en plus remplacée par de nouveaux modèles comme les inserts et cheminées à foyer fermé ou les poêles, qui sont suffisamment efficaces pour servir de chauffage d’appoint ou de chauffage principal dans les pièces à vivre.

  • Les cheminés et inserts. Vous pouvez augmenter les performances de votre cheminée à foyer ouvert en rajoutant simplement un insert dans sa structure, pour minimiser les travaux. Dans une construction neuve ou dans le cadre d’une rénovation importante, une cheminée à foyer fermé est préférable, car son rendement énergétique est encore meilleur. Pour autant, les deux versions ne vous épargneront pas les inconvénients classiques d’une cheminée au bois : obligation d’entretien, ramonage régulier, nécessité d’un espace de stockage, etc. Pour éviter ces contraintes, la cheminée au gaz est une option intéressante ne génèrant ni suie ni poussières et rendant inutile un ramonage du conduit. Lorsqu’elle est équipée d’un foyer fermé, elle procure un rendement très élevé pouvant atteindre 85% et produit une chaleur quasi instantanée qui peut être régulée avec le thermostat.
  • Les poêles. Le poêle au gaz, quant à lui, ne nécessite pas d’espace de stockage et n’a pas besoin d’être rechargé. Son fonctionnement est similaire aux différents types de chaudières, sauf qu’il s’agit de chauffer directement l’air au lieu de chauffer l’eau de radiateur. Le modèle le plus courant est le poêle à bois, alimenté par des bûches ou des pellets. Jugé plus écologique dans son ensemble, il offre une sensation similaire à un feu de cheminée. Mais il est nécessaire de le recharger plusieurs fois par jour, à l’exception du poêle à granulés.

La cheminée au gaz

Chaleureuse, la cheminée au gaz offre le confort d’une cheminée ancienne. Innovante, elle peut se commander avec un seul doigt. Propre, vous n’avez à gérer ni cendres, ni copeaux de bois. Mais la cheminée au gaz sera-t-elle le bon choix pour votre logement 

Comment fonctionne une cheminée gaz ?

Elle se présente comme une cheminée au bois traditionnelle, avec un foyer dans lequel brûlent des flammes. Seules différences : ces flammes sont provoquées par la combustion du gaz, elles ne crépitent pas et ne dégagent pas d’odeurs fortes ni polluantes. Selon le modèle choisi, elle se raccorde au conduit de fumée existant (foyer ouvert) ou possède un système de combustion étanche (foyer fermé). Dans ce dernier cas, vous pouvez placer votre cheminée au gaz partout et le rendement est meilleur car l’air chaud ambiant n’est pas utilisé pour la combustion.
Le gaz naturel et le propane sont utilisés dans ce genre de cheminée. Le gaz peut provenir du réseau de gaz naturel de votre ville, de bouteilles de gaz liquéfié ou d'une citerne de gaz liquide.

Les avantages d’une cheminée au gaz

  • Pas de ramonage à faire tous les 2 ans, un simple entretien par an suffit, comme pour une chaudière.
  • Une combustion propre : 0 poussière, suie ou odeurs polluantes.
  • Des modèles design qui s’harmonisent avec tous les intérieurs et se placent partout dans la maison (sauf pour les foyers ouverts qui sont disposés dans la cheminée existante).
  • En cas de panne de courant, la cheminée gaz continue de fonction.
  • Un allumage rapide en 2/3 minutes.
  • Un pilotage et régulation à distance avec télécommande ou application mobile. 

Les inconvénients d'une cheminée à gaz

  • Dimension, couleur, matière, design, puissance, technologie… tous ces paramètres influent sur son coût, qui reste élevé et auquel il faut ajouter les coûts d’installation. A titre indicatif, la fourchette de prix d’une cheminée gaz se situe entre 3 000 à 15 000€ TTC. Point noir : ces systèmes de chauffage au gaz ne bénéficient pas d’aides financières de l’Etat.
  • Même si la cheminée gaz ressemble à s’y méprendre à une cheminée traditionnelle, on ne peut l’utiliser comme barbecue ou se laisser bercer par le crépitement du bois dans l’âtre.

Le poêle à gaz

Pas tout à fait cheminée ni vraiment chaudière, le poêle à gaz est l'un des poêles les plus économiques et respectueux de l'environnement après le poêle à bois, duquel il se distingue aussi par bien des aspects.

Fonctionnement d'un poêle à gaz

Design et ultra-pratique, il apporte de la chaleur à la demande, sans recharge manuelle et sans stockage de combustible. Il fonctionne à l'aide d'une télécommande assurant l’allumage et l’extinction du poêle, le réglage de la hauteur de la flamme et le contrôle de la température ambiante au degré près pour les plus perfectionnés.
Le poêle diffuse une chaleur instantanée grâce à la combustion du gaz libéré en direction d'un brûleur. L’alimentation en gaz est assurée grâce à une bouteille ou, pour une autonomie totale, au raccordement au réseau de gaz naturel. Un système de sécurité coupe l’alimentation en gaz si la flamme s’éteint. Le poêle doit être relié à un conduit d'évacuation, sauf pour les modèles mobiles.

À chaque besoin de chauffage son poêle à gaz

A la différence de l’insert (ou cheminée), système de chauffage principal d’un logement, le poêle à gaz est un chauffage d’appoint pratique, peu encombrant et économique. Trois types de technologies équipent les poêles à gaz, chacun répondant à des usages différents.

  • Le poêle à gaz à infrableu pour le chauffage ponctuel : il produit de la chaleur immédiatement à l’allumage et se classe dans la catégorie des poêles économiques à l’achat. Il doit son nom à la combustion du gaz qui créée des flammes bleues, visibles de la vitre.
  • Le poêle à gaz à infrarouge pour une chaleur douce et continue : c'est le plus confortable des poêles à gaz. Il conserve la chaleur grâce à ses briques réfractaires pour ensuite la restituer de manière continue et diffuse dans toute la pièce et sans assécher l’air. Un dispositif complémentaire de réflecteur équipe certains modèles pour améliorer le rayonnement et ainsi chauffer des espaces jusqu’à 150 m2.
  • Le poêle à gaz à catalyse pour les petits espaces : doté d’une technologie sans flamme, il brûle le gaz à basse température. Il consomme ainsi moins d’énergie que les autres modèles et n’émet pas de dioxyde de carbone. Moins puissant, il est parfait pour les petites pièces.

Avantages et inconvénients d'un poêle à gaz

Les avantages : il assure une combustion propre qui ne génère pas de cendre, tout en assurant un rendement performant, proche de 80%. Son utilisation est simple et pratique grâce à une alimentation automatique en combustible qui ne nécessite pas d’espace de stockage, une mise en chauffe très rapide, une gestion du chauffage par télécommande et une programmation possible.
L’esthétique est travaillée pour en faire un élément décoratif à part entière. Certains modèles imitent les bûches et les flammes de cheminée pour garder le plaisir visuel du bois qui crépite ou simulent le rougeoiement des braises. L’habillage est sobre ou coloré, le poêle peut être entièrement vitré et placé au centre d’une pièce.

Les inconvénients : il est à utiliser comme chauffage d'appoint à cause de sa faible puissance. Il libère la chaleur uniquement là où il se trouve, contrairement à une chaudière. De plus, il nécessite le raccordement à un conduit d’évacuation, une cheminée existante ou une sortie en ventouse (plus simple et moins coûteuse), et doit être contrôlé par un spécialiste tous les ans.
Le gaz reste un combustible à risque qui peut entraîner une intoxication au monoxyde de carbone. Une protection du sol au niveau du poêle est indispensable si le revêtement est inflammable.

Le prix d'un poêle à gaz

Il dépend de sa puissance, de sa technologie et du matériau qui le constitue. Les poêles à infrableu en métal et de petite puissance coûtent une centaine d’euros. Les modèles à infrarouge ou catalyse de bonne qualité se trouvent à 500€. Les versions en céramique ou en fonte pouvant chauffer de grands volumes affichent des prix de 1 000 à 4 000€. Ajoutez à ce coût la main-d’œuvre car il est préférable de confier l'installation à un professionnel RGE.

L'insert au gaz naturel

En reproduisant l'aspect visuel - et parfois même le crépitement - des flammes d'un feu de bois authentique et traditionnel, l’insert au gaz naturel vous apporte un réel atout charme au sein de votre pièce à vivre… sans les contraintes d’ordre pratique liées à l’approvisionnement et à l'entretien d'une cheminée ou d’un insert à bois.

Caractéristiques et fonctionnement d'un insert au gaz naturel

Visuellement, un insert au gaz ressemble en tous points à un insert à bois. Il s’agit d’un foyer fermé, qui s’intègre à une installation pour insert à gaz - une cheminée à foyer ouvert notamment. Comme l’insert à bois, l’insert au gaz permet de produire de la chaleur pour votre logement. Composé d'une chambre de combustion à foyer fermé, l'insert est alimenté en gaz naturel dont la combustion génère des flammes : pour produire de la chaleur et reproduire l’apparence d’un feu de bois traditionnel. Certains produits permettent même d’insérer dans le foyer des bûches, des pierres de lave ou des galets factices à vocation ornementale.

L’appareil peut être intégré à une cheminée existante. A défaut de cheminée, l’installateur ou tout professionnel compétent peut créer un coffrage ad hoc, selon vos instructions. L'insert est ensuite raccordé à votre installation intérieure de gaz naturel d’une part, à un conduit de fumée d’autre part. Il s’allume, s’éteint et se module rapidement, et sur commande. Vous contrôlez la hauteur de flamme ainsi que la température intérieure de votre logement.

A savoir : pour utiliser votre insert à titre de chauffage principal, vous avez tout intérêt à créer un réseau de distribution d’air chaud pour acheminer la chaleur dans toutes les pièces de votre maison. Un ventilateur est également indispensable si vous avez une maison à étages, dans la mesure où la chaleur monte.

Les avantages d'un insert au gaz

  • Une double fonction, pratique et décorative.
  • Les avantages du feu sans les inconvénients du bois : pas de suie, pas de cendres, votre insert reste propre et vous profitez de la vision du feu sans la contrainte du nettoyage régulier du foyer fermé.
  • Pas de stockage, pas d’approvisionnement manuel : alimenté au gaz naturel, votre insert fonctionne en toute autonomie. L’appareil, en outre, se commande simplement, vous l’allumez et l’éteignez à votre gré.
  • Un système intégré de régulation par programmation d’intermittence : en fonction des modèles, vous disposez de fonctionnalités avancées telles que le programmateur. Il vous permet, via une application smartphone ou un dispositif à domicile, de déterminer en amont les périodes de chauffe. Vous optimisez votre consommation d’énergie.
  • Le prix du gaz naturel fait également de ce type d'insert un choix judicieux pour maîtriser votre budget chauffage.

Les inconvénients d'un insert au gaz

  • Un rendement compris entre 73 et 86%(1), moins élevé que le rendement d’un système central de chauffage - chaudière à gaz par exemple. D'où une consommation d'énergie plus élevée, pour espérer chauffer la totalité des pièces de votre maison.
  • Un aspect artificiel. Vous ne profitez pas de la vision du feu de cheminée authentique, ni de son odeur caractéristique.

Le prix d'un insert au gaz naturel

Un modèle performant nécessite un budget relativement important : comptez de 1 000 à 5 000€(1). Des modèles haut de gamme et sur-mesure peuvent toutefois afficher un tarif encore deux fois supérieur à la limite haute. Ce type de chauffage ne doit toutefois pas s'envisager du strict point de vue de la performance énergétique et de l'amortissement financier. Il constitue aussi et surtout un atout esthétique et décoratif pour la maison. Sachez en outre que l'achat et l'installation d'un insert au gaz naturel sont éligibles, sous conditions, à des subventions de l'état.

1 https://particuliers.engie.fr/gaz-naturel/chaudiere-gaz-naturel/conseils/appareils-gaz-independant.html
2 https://www.ademe.fr/particuliers-eco-citoyens/financer-projet/renovation/dossier/credit-dimpot/conditions-beneficier-credit-dimpot-transition-energetique-2018

Le poêle à granulés

Vous souhaitez réduire votre facture de chauffage ? Vous réfléchissez à des solutions plus écologiques pour chauffer votre maison ? Performant avec un rendement supérieur à 85%(1), peu encombrant et respectueux de l’environnement, cette catégorie de chauffage au bois est plébiscitée par le public. D'une autonomie de 12 à 72h(1) selon la capacité de stockage, le poêle à granulés peut également bénéficier, en fonction de son modèle, d'un démarrage automatisé et d'un programmateur.

Quel est le fonctionnement d’un poêle à granulés ?

Le poêle à granulés (ou poêle à pellets) est la version modernisée du poêle à bois que nous connaissons déjà. Le foyer est alimenté par des granulés qui sont des particules de bois compactées. Ces dernières proviennent généralement du recyclage du bois de l’industrie forestière, donc tout à fait écologiques. Pas de bois à couper, pas de bûches encombrantes à stocker et à manipuler… Le poêle à granulés régule tout seul son approvisionnement en bois pour vous apporter un maximum de confort.

Quels sont les différents types de poêles à granulés ?

Devant l’engouement pour les systèmes de chauffage écologiques, l’offre de poêles à granulés s’est étoffée sur le marché. Vous avez le choix entre :

  • Le poêle à granulés ventilé : grâce à son système de ventilation, la chaleur se diffuse plus rapidement. Il est adapté en complément d’un système de chauffage déjà existant.
  • Le poêle à granulés canalisable : sa ventilation pousse l’air chaud dans des conduits pour alimenter plusieurs pièces, le tout sans soulever de poussière.
  • Le poêle à convection naturelle : sans ventilateur, ce système fonctionne par rayonnement et convection pour chauffer la pièce où il est installé et celles attenantes.
  • Le poêle à granulés hydro pour les maisons d’au moins 100 m2 : l’eau chauffé par le poêle est diffusée dans vos radiateurs et planchers chauffants.

Quelle puissance choisir pour votre poêle à granulés² ?

Plus votre maison est performante énergétiquement, moins votre poêle doit être puissant.

  • Un poêle à granulés de 10 kW pour un logement RT 2005 (ou une maison rénovée sur la partie isolation) de 100 m2, soit 100 W pour 1 m².
  • Ou un poêle à granulés de 6 kW pour un logement RT 2012 (meilleure isolation et étanchéité) de 100 m2, soit 60 W pour 1 m².

Pour votre chauffage à granulés, préférez les poêles avec la norme NF. Vérifiez aussi le label "Flamme Verte" du produit et choisissez ceux qui ont 6 étoiles et plus(1). Ces étoiles sont attribuées en fonction du rendement et des émissions polluantes du poêle à granulés. L’Ademe valide au minimum 70% côté rendement et pas plus 0,3% de rejet de monoxyde de carbone (CO).

Comment installer et entretenir son poêle à granulés

Faites installer votre poêle à granulés par un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). En effet, un poêle mal installé peut s’avérer moins efficace et donc, décevant. Côté emplacement, votre expert vous conseillera sans doute de l’installer au centre de la pièce à vivre, ou bien près de l’escalier s’il doit aussi chauffer un étage.
Pour l’entretien, comme pour les chaudières, vous êtes dans l’obligation légale de faire vérifier votre poêle par un professionnel au moins une fois par an et de faire ramoner deux fois par an. Au quotidien, il vous faudra aussi penser à vider les cendres une fois par semaine, nettoyer la vitre et ajouter des granulés dans votre poêle.

(1) Source : site de l’Ademe, "Le chauffage au bois"
(2) Source : Calculeo, "Tout savoir sur les poêles à granulés"

Le poêle à bois

Le poêle à bois est un chauffage d'appoint chargé de brûler le combustible présent dans son foyer, les fumées étant rejetées vers l'extérieur par un conduit d'évacuation. Design et économique, le poêle à bois fait son grand retour dans les habitations.

Les différents types de poêles à bois

  • Le poêle à bûches : il se recharge manuellement et permet de chauffer votre intérieur avec une performance environnementale améliorée. Poêle à bois blanc, noir ou rouge, ce type de chauffage est disponible en plusieurs coloris pour être en harmonie avec votre décoration.
  • Le poêle à bois double combustion : il profite de tout le potentiel énergétique d'une première combustion incomplète, grâce à sa conception plus élaborée. Il est ainsi moins polluant et plus performant.
  • Le poêle à bois cuisinière : il dispose d'un double avantage en devenant un élément de chauffage central tout en vous permettant de préparer de bons petits plats. Il intègre ainsi un bouilleur dans sa conception.

Les avantages et inconvénients d'un poêle à bois

Le poêle à bois tout en étant économique offre les mêmes sensations qu'une cheminée traditionnelle et est un élément de décoration à part entière.
A noter que certains poêles à bois ne disposent pas de stockage dédié pour le bois, ce qui peut être vite encombrant. Le rechargement manuel implique de remettre des bûches 2 à 3 fois par jour. Un conduit d'évacuation des fumées est aussi à envisager.

Comment nettoyer la vitre d’un poêle à bois ?

Au fil des flambées, il n’est pas rare que la vitre noircisse. Cet encrassement de la vitre de votre poêle à bois (ou de votre insert) peut être plus ou moins rapide. Il existe plusieurs méthodes pour nettoyer la vitre de votre poêle à bois, plus ou moins traditionnelles :

  • Le papier journal : humidifiez légèrement puis trempez du papier journal dans la cendre avant de frotter la vitre. Essuyez avec une éponge ou un chiffon ;
  • Le mélange vinaigre / sel : vaporisez du vinaigre blanc chaud directement sur la vitre puis aspergez avec du gros sel. Laissez agir avant de nettoyer avec une éponge ;
  • Le bicarbonate de soude : saupoudrez la vitre avant de la frotter à l’aide d’une éponge imbibée de vinaigre blanc.

Bon à savoir : Quelle que soit la méthode utilisée, le nettoyage de la vitre de votre poêle à bois sera plus facile et plus efficace si vous le réalisez sur une vitre chaude ou tiède !

Voici quelques astuces pour éviter d’encrasser la vitre de votre appareil de chauffage :

  • Veillez à la qualité du combustible : le bois humide dégage plus de fumée et plus d’humidité dans sa combustion (sans parler de la baisse de son pouvoir calorifique) qu’un bois parfaitement sec. Assurez-vous donc de la qualité de votre bois (vérifiez notamment ses conditions de stockage) avant d’alimenter votre poêle à bois. Il existe aujourd’hui des bûches de bois densifiées (ou compressées) issues de la compression de sciures de bois. Ces bûches sont réputées pour leur taux d’humidité extrêmement bas et pour leur haut pouvoir calorifique. Un peu plus chères à l’achat que des bûches de bois classiques, elles occasionnent souvent moins de salissures sur la vitre de votre poêle à bois.
  • Vérifiez la qualité du tirage : pour une combustion parfaite de votre bois, de l’air est nécessaire dans votre poêle à bois. Un tirage trop faible engendre très souvent une combustion incomplète de vos bûches. Évitez notamment de faire fonctionner votre poêle à bois au ralenti, en particulier le soir avant d’aller vous coucher. La propreté du conduit est également un critère déterminant dans la qualité du tirage. Pensez à procéder au ramonage régulier du conduit de votre poêle. De manière générale, il est recommandé de faire intervenir un professionnel pour cette opération au moins une fois par an.
  • Soyez attentif au positionnement des bûches dans le poêle : évitez de positionner vos bûches à proximité immédiate de la vitre. Il est en effet important de laisser passer de l’air entre la bûche et la vitre pour éviter que celle-ci noircisse.

Comment financer votre appareil de chauffage ?

Il existe des solutions financières pour alléger votre mise de départ et vous aider à financer vos travaux, et ainsi bénéficier d’un retour sur investissement rapide grâce aux économies d’énergie. Vous pouvez notamment bénéficier d’une subvention publique, d’un prêt travaux à taux avantageux ainsi que d’une prime énergie attribuée lors de vos travaux de chauffage ou travaux d’isolation !

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