Les travaux d’isolation des murs 

Après les combles, les murs représentent l’un des postes les plus importants de déperdition de chaleur dans un logement. De plus, des murs mal isolés se traduisent très vite par un inconfort dans le logement, notamment avec des sensations de courants d’air. Des travaux d’isolation des murs vont permettre réduire vontre consommation énergétique, diminuer vos émissions de CO2, d'améliorer votre confort hiver comme été et valoriser votre logement en cas de location ou de vente.

 


Pourquoi bien isoler les murs de sa maison ?

Avant 1974, les normes de construction du bâtiment n’imposaient aucune réglementation thermique : dans ce contexte, l’isolation était bien trop souvent laissée de côté. Aujourd’hui, ces logements souffrent de déperditions énergétiques considérables : la mauvaise isolation fait fuiter la chaleur produite par les systèmes de chauffage, aussi performants soient-ils. Pour maintenir un niveau de confort thermique suffisant, le système de chauffage fonctionne (et donc consomme) plus : autant d’énergie et d’argent perdu. L’isolation thermique de mur est une option efficace pour économiser de l’énergie et de l'argent et réduire votre impact environnemental.

Pourquoi privilégier les murs ? Isoler les murs présente des avantages par rapport à l’isolation des combles ou le remplacement des fenêtres :

  • 20 à 25% des pertes de chaleur passent par les murs, contre 10 à 15% seulement par les fenêtres par exemple. En priorisant vos efforts sur l’isolation thermique de mur, vous remarquez des résultats notables immédiats... notamment une baisse de votre facture de chauffage.
  • L’isolation thermique murale est le meilleur moyen de lutter contre l’effet "paroi froide", quand les murs paraissent gelés : vous gagnez en confort à domicile.
  • L’isolation thermique de mur permet également de réduire les nuisances sonores : au prix d’un isolant thermique, vous vous offrez une très bonne isolation acoustique.

 

Quand entreprendre des travaux d’isolation des murs ?

Envisager des travaux d’isolation est toujours une bonne idée mais concernant les murs, certains moments s’avèrent particulièrement propices. C’est notamment le cas si :

  • Votre façade a besoin d’un ravalement : une isolation par l’extérieur remplace un ravalement et améliore la performance énergétique du bâtiment. Attention : les travaux d’isolation à effectuer ne sont pas les mêmes en fonction de l’âge de votre façade.
  • Vos fenêtres ont besoin d’être remplacées : il est dommage d’améliorer l’isolation thermique de vos fenêtres et de laisser la chaleur s’échapper par le mur. D’autant plus que l'opération est plus facile à réaliser en même temps que isolation thermique des murs.
  • Tout simplement pour changer de déco : c’est l’occasion d’en profiter pour réaliser une isolation par l’intérieur.
    Bon à savoir : il existe des peintures et des papiers peints spécialement conçus pour limiter les déperditions de chaleur.

 

Des travaux d’isolation différents selon la façade

Les travaux d’isolation de votre façade ne seront en effet pas les mêmes selon son âge.

  • Si votre logement possède des façades datant d’avant 1948 : les matériaux sont naturels et peu transformés (granit, calcaire…) : la vapeur d’eau circule entre l’intérieur et l’extérieur. Pour éviter que les murs se gorgent d’humidité, il est recommandé d’utiliser des techniques et matériaux d’isolation laissant ce transfert s’opérer.
  • Cette contrainte ne se retrouve pas avec les matériaux peu "respirants" (souvent du béton…) utilisés pour les façades plus récentes, d’après 1948.

 

Comparatif des solutions à disposition pour l’isolation thermique de mur

Isoler vos murs par l’intérieur revient à disposer l’isolant sur les murs intérieurs de votre maison.

  • Avantages : ce type d'isolation est moins cher et cela peut être l’occasion de refaire votre décoration intérieure, rénover ou moderniser un revêtement de mur désuet, abîmé.
  • Inconvénients : les travaux sont intrusifs : le professionnel travaille à l’intérieur de votre logement toute la durée des travaux, déplace des meubles, protège les sols…Et votre surface habitable est légèrement réduite, en fonction de l’épaisseur de l’isolant (compter 10 cm en moyenne).
    A noter : quelques travaux d’électricité doivent être prévus pour réajuster les prises, notamment.

Isoler vos murs par l’extérieur revient à disposer l’isolant sur les murs extérieurs de votre maison.

  • Avantages : vous vous offrez un ravalement de façade, vous pouvez modifier l’aspect extérieur de votre maison : bardage bois, enduis… A noter que l’isolation thermique de mur extérieur est plus performante.
  • Inconvénients : L’isolation thermique de mur extérieur est plus chère, le surcoût s’explique en partie par la surépaisseur du nouveau mur extérieur, qui oblige à modifier les rebords de fenêtre par exemple. Et les travaux, moins intrusifs, durent néanmoins plus longtemps.

 

Quel type d’isolant pour vos murs et à quel prix ?

En isolation thermique de mur, par l’extérieur ou par l’intérieur, vous avez le choix entre les panneaux isolants collés ou vissés sur les murs ou l’isolant en vrac projeté ou coffré sur le mur.
En fonction de votre budget, vous avez le choix entre différents matériaux isolants : synthétiques (polystyrène par exemple), minéraux (laine de verre ou verre cellulaire, entre autres) ou biosourcés (plume de canard ou laine de mouton, notamment).

Quant au coût à prévoir, vous pouvez compter sur un budget d'environ entre 30 et 40€ le m2 pour une isolation thermique par l’intérieur(2) et entre 50 et 100€ le m2 pour une isolation thermique par l’extérieur(2). Pour affiner votre budget, calculez la surface de mur intérieure ou extérieure totale et multipliez par ces prix indicatifs.

N'hésitez pas à confier vos projets à un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Il pourra également vous accompagner dans vos demandes de financement : la qualification RGE est une certification obligatoire pour bénéficier de certaines aides financières.
 

Pour en savoir plus

L'isolation d'un mur creux

Un mur creux est conçu à partir de deux couches séparées par un espace vide de quelques centimètres. Aussi appelé "double mur", ce type de construction était très répandu entre les années 1920 et 1980. L'espace vide entre les deux murs est appelé "coulisse", il a pour but d'éviter la formation d'humidité. La partie extérieure du mur absorbe plus ou moins l'eau de pluie selon le matériau utilisé et les déplacements d'air dans la coulisse vont permettre de sécher le parement. Le mur intérieur est ainsi efficacement protégé.
 

Quelles sont les conditions pour l’isoler ?

L'isolation d'un mur creux consiste à remplir d'un matériau isolant l'espace situé entre les deux murs. La technique à utiliser pour l'isolation de votre mur creux dépendra du type de construction. Généralement, les murs creux des maisons construites entre les années 1920 et 1980 sont pourvus d'une coulisse non isolée. Pour que l'isolation de la coulisse soit efficace, le mur extérieur doit être en bon état et fini avec une couche imperméable. Dans le cas contraire, l'humidité risque de s'infiltrer et d'endommager l'isolation.

Afin de savoir si votre mur creux peut être isolé, il suffit de réaliser un examen endoscopique. Un petit trou est percé dans le mur pour qu'une caméra puisse vérifier si la coulisse est suffisamment en bon état pour être isolée. Pour que l'isolation soit optimale, la coulisse doit mesurer au moins 5 cm de largeur.
 

Isolation des murs creux par l’intérieur ou l’extérieur ?

Pour isoler ce type de mur, deux techniques sont possibles : le traitement par l'intérieur ou par l'extérieur. Chaque méthode présente des avantages et permet de s'adapter à la fois à vos besoins et aux caractéristiques de votre mur. L'isolation du mur par l'extérieur consiste à perforer les joints en divers endroits afin d'introduire une buse d'insufflation. Cette buse permettra d'injecter le matériau isolant dans la coulisse. Une fois l'opération terminée, les trous percés seront rebouchés pour garantir l'étanchéité du mur.

La technique d'isolation par l'intérieur consiste, quant à elle, à percer des trous dans le Placoplatre pour insérer la buse d'insufflation. L'opération reste la même, le matériau isolant choisi est injecté dans le vide du mur creux. Une fois le mur isolé par l'intérieur, vous devrez également reboucher les trous et certainement refaire les peintures ou poser un nouveau papier peint. Dans tous les cas, demandez conseil à un professionnel qui saura quelle technique employer selon les spécificités de votre construction.
 

Quels matériaux utiliser ?

Trois types de matériaux isolants sont généralement utilisés pour isoler les murs creux. Il s'agit de la laine de verre, des billes EPS et de la mousse de polyuréthane. L'isolation du mur creux par injection des matériaux isolants dans la coulisse est la technique utilisée par les artisans qualifiés.

  • La laine de verre : ce matériau recyclé et recyclable offre une excellente isolation thermique et phonique ainsi que l'un des meilleurs rapports qualité/prix. La laine de verre résiste également très bien au feu. L'isolation par laine de verre nécessite une coulisse d'au moins 4 cm de largeur. La technique se fait par injection des flocons de laine
  • Les billes EPS : il s'agit de billes de polystyrène expansé. Selon les gammes, elles présentent une qualité d'isolation différente. Les billes sont économiques et résistantes à l'humidité, elles sont toutefois moins isolantes sur le plan thermique et phonique que la laine de verre. L'isolation du mur creux par billes de polystyrène se fait par soufflage des billes dans la coulisse.
  • La mousse de polyuréthane : aussi appelée PUR, cette mousse est particulièrement efficace pour améliorer l'étanchéité du mur. Elle a également l'avantage de combler les fissures, contrairement aux autres isolants. L'isolation du mur creux avec de la mousse polyuréthane offre toutefois une isolation moins efficace que les autres matériaux.

L'isolation d'un mur humide

L'isolation thermique d'un mur permet de conserver une température optimale au sein du logement. En hiver, vous évitez les déperditions de chaleur et faites donc baisser votre facture. En été, vous conservez facilement la fraîcheur tout au long de la journée. Un mur bien isolé permet également d'éviter les infiltrations d'eau ou la condensation qui se traduisent généralement par l'apparition de moisissures.
Pour cela, il est important de choisir la bonne technique, les bons matériaux et de faire appel à des professionnels certifiés RGE pour un résultat optimal.
 

Comprendre d'où vient l'humidité du mur

L'humidité dans un mur peut être causée par différentes situations. Les problèmes de condensation sont les plus fréquents. Lorsqu'un logement est mal aéré, l'humidité ne s'évacue pas correctement, ce qui entraîne de la condensation et donc des moisissures. Pour vérifier si la cause du mur humide vient bien d'un problème de condensation, vous pouvez accrocher une feuille plastifiée à votre mur intérieur. Si de l'eau s'accumule à l'intérieur, c'est qu'il s'agit bien d'un problème de condensation.

La condensation s'observe également au niveau des fenêtres. Si de la buée se forme sur celles-ci, c'est que votre mur souffre bien d'un problème de condensation. Pour éviter ce problème, il est important d'aérer les pièces de votre logement au moins 15 minutes par jour, même en hiver. Vous pouvez également revoir votre système de ventilation qui peut aussi être en cause.

Une autre cause assez fréquente de l'humidité dans les murs est l'infiltration d'eau par la façade. Si votre façade extérieure ou votre toiture ne sont pas étanches ou qu'elles présentent des fissures, l'eau peut s'infiltrer et imbiber vos murs. Le risque : un pourrissement rapide de vos murs et plaques de plâtre, et l'apparition de moisissures à l'intérieur de votre logement. Pour établir un diagnostic, il est nécessaire de faire appel à un professionnel qui vous indiquera la marche à suivre pour régler ce problème d'infiltration.

L'humidité ascensionnelle est une autre cause possible, elle est plus difficile à identifier et à résoudre. Ce type de problème se produit lorsque les sols ne sont pas correctement isolés. L'humidité remonte alors dans les meubles du logement et dans les murs par capillarité. Si des problèmes d'humidité apparaissent uniquement au rez-de-chaussée de la maison, c'est qu'il s'agit très probablement d'un phénomène d'humidité ascensionnelle. Ce phénomène est très difficile à traiter, notamment en cas de murs enterrés. Les travaux à engager sont coûteux mais nécessaires, car l'humidité peut à terme causer l'effritement des murs.
 

Comment isoler un mur humide ?

Pour procéder à l'isolation d'un mur humide, il est primordial de traiter dans un premier temps les causes de l'humidité. Une isolation ne doit jamais être posée sur un mur qui n'a pas été assaini au préalable. Le risque étant la dégradation des matériaux isolants posés, la perte de performance de ceux-ci et surtout le retour de l'humidité dans votre logement. En règle générale, il est conseillé de traiter le mur puis d'attendre plusieurs mois avant de réaliser des travaux d'isolation.
Après avoir correctement traité le mur humide, l'isolation pourra se faire de différentes façons : soit par l'intérieur, soit par l'extérieur du logement.

  • L'isolation intérieure d'un mur humide est idéale pour améliorer les performances thermiques et acoustiques d'un logement. Les travaux engagés sont plus faciles et rapides à mettre en place.
  • L'isolation par l'extérieur permet quant à elle d'éviter les infiltrations d'eau. Les travaux sont plus lourds et plus onéreux, ils nécessitent généralement l'obtention d'autorisations car ils modifient l'aspect extérieur du bâtiment. Toutefois, l'isolation d'un mur humide par l'extérieur garantit un résultat optimal pour toute la construction.

Lorsque l'humidité provient du sous-sol, l'isolation de la cave est alors nécessaire. Isoler un mur humide enterré se fait alors par l'intérieur avec l'application d'un enduit d'étanchéité. La pose de mortier ou l'injection de produit dans le mur pourront également être nécessaires afin de rendre les parois parfaitement étanches.

La méthode sélectionnée dépendra de vos besoins ainsi que des caractéristiques de votre habitation. Le professionnel chargé de vos travaux d'isolation vous orientera vers la solution la mieux adaptée.
 

Quels matériaux isolants privilégier et pour quel budget ?

Si vos murs sont exposés à de l'humidité, il convient de choisir les matériaux isolants les mieux adaptés. En effet, la plupart des isolants perdent en efficacité face à un mur humide. Même si vous assainissez votre mur, il est préférable de choisir un matériau qui conserve ses propriétés isolantes dans un milieu humide. C'est le cas du polystyrène extrudé, généralement utilisé dans le cadre d'une isolation extérieure, du verre cellulaire et du polyuréthane.

Toutefois, ces matériaux étant étanches à la vapeur d'eau, ils peuvent avoir des conséquences sur la ventilation du logement. Il est donc nécessaire d'installer un système de ventilation efficace afin d'éviter le retour de l'humidité. Pour l'isolation d'un mur humide, le liège expansé est également un matériau de choix. Il s'utilise en intérieur, est imputrescible et perméable à la vapeur d’eau et peut être laissé tel quel pour apporter un style esthétique à la pièce.

Côté budget, l'isolation d'un mur humide implique le déplacement d'un spécialiste en humidité pour établir un diagnostic, l'assainissement du mur puis son isolation. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à demander des devis à plusieurs professionnels. Sachez que vous pouvez également obtenir des aides financières pour l'isolation de vos murs par l'intérieur, sous réserve de faire appel à un artisan certifié RGE. 

L'isolation d'un mur en pierre

C’est un fait : on n’isole pas un mur en pierre de la même manière qu’un mur en brique ou en parpaing. Tout simplement parce que la pierre,  qu’elle soit de taille ou "tout-venant", présente un gros défaut : elle est sujette à l’humidité. Alors, comment isoler un mur en pierre humide ?
Il faut bien évidemment prendre en compte ce facteur, car il va influer sur le choix de votre matériau isolant. Celui-ci devra nécessairement être imputrescible et hydrophobe, sans quoi vous risqueriez très vite d’être confronté à des problèmes de moisissures, voire de fissures. Mais avant de passer à la mise en œuvre d’une isolation dans une maison en pierre, vous devez faire procéder à un diagnostic pour déterminer la nature et l’origine de l’humidité.
 

Comment gérer le problème de l’humidité ?

Ce qu’il faut avant tout, c’est que vos murs – une fois munis de leur isolant – puissent quand même respirer. La circulation de l’air est un paramètre déterminant lorsqu’il s’agit d’isoler des murs. Et c’est pareil pour toutes les formes d’isolation thermique d’ailleurs. Il faut à tout prix éviter de créer un vase complètement clos autour de votre mur en pierre. La vapeur d’eau naturellement créée doit trouver une porte de sortie vers l’extérieur. On parle de perméabilité à la vapeur d’eau.

Celle-ci peut être assurée de différentes manières : pose d’un pare-vapeur, d’un frein-vapeur, d’une ventilation renforcée… Dans tous les cas, la question de l’humidité d’un mur doit être résolue avant la pose de l’isolant. S’il y a besoin, il ne faut pas hésiter à faire appel à un professionnel, seul habilité à préconiser la mise en œuvre d’un traitement adapté.
 

Comment procéder : par l'intérieur ou par l'extérieur ?

Cela va dépendre du type de rénovation que vous souhaitez entreprendre. Voici les principaux atouts et inconvénients des deux méthodes.

  • L’isolation de murs en pierre par l’intérieur. C’est certainement la solution la moins onéreuse des deux mais pas nécessairement la plus simple dans sa mise en œuvre. En effet, l’isolation par l’intérieur suppose la réalisation de travaux qui, en plus d’être salissants, vont contribuer à réduire la surface habitable du logement. En outre, des aménagements plus techniques (tuyauterie, prises électriques…) devront également être effectués.
  • L’isolation de murs en pierre par l’extérieur. Si vous envisagez un ravalement de façade, cette solution est à privilégier puisque l’isolation par l’extérieur suppose, en effet, la mise en place d’un nouveau revêtement. D’autre part, ce type de méthode va éliminer les ponts thermiques existants sans pour autant modifier l’inertie thermique de l’habitation.
     

Quel isolant choisir ?

Par leurs caractéristiques techniques, leur conditionnement et leurs performances thermiques, certains isolants sont plus indiqués que d’autres pour l’isolation de murs en pierre. En plus d’afficher une parfaite résistance à l’eau, l’isolant que vous choisirez doit aussi posséder une bonne tenue mécanique. Autrement dit : il ne doit pas se tasser dans le temps.

On évitera donc les isolants souples qui sont plutôt destinés à l’aménagement des combles perdus et qui se posent horizontalement. Parmi les isolants les plus recommandés, on peut citer le polystyrène expansé, le verre cellulaire ou encore le polyuréthane qui sont connus pour ne pas être altérés par un environnement potentiellement humide.

Mais attention, ce type d’isolants étanches ne peut être utilisé que si le problème de l’humidité a été totalement résolu, car ils pourraient, au contraire, aggraver la situation. Il peut parfois s’avérer plus judicieux d’opter pour des isolants respirants pour des murs en pierre encore humides à l’image du liège expansé qui reste perméable à la vapeur d’eau.

L'isolation d'un mur de sous-sol

En contact direct avec l’extérieur et le terrain, le sous-sol d’une habitation est souvent à l’origine d’importantes déperditions énergétiques. Il est souvent le point d’entrée de l’humidité dans un logement. Isoler son sous-sol permet :

  • d’améliorer la performance thermique du logement de manière générale et de réaliser des économies d’énergie ;
  • de gagner plusieurs degrés au sein de l’habitation et de lutter contre les remontées d’humidité ;
  • de rendre habitable et d’aménager un espace inexploité, pour profiter de mètres carrés supplémentaires, à moindre coût.

Une isolation complète passe par l’isolation du sol (pose d’un pare-vapeur), l’isolation du plafond du sous-sol (utilisation de plaques de polystyrène extrudé, de polyuréthane, de laine de verre ou de matériaux renouvelables) et l’isolation de ses murs. Or, après les combles, les murs représentent l’un des postes les plus importants de déperdition d’énergie dans un logement.
 

Comment procéder à l’isolation des murs d’un sous-sol ?

Permettant de répondre à différents besoins et à différentes contraintes, plusieurs procédés et matériaux permettent d’isoler les murs d’un sous-sol. Mais avant de procéder aux travaux d’isolation, il convient de vérifier que le sous-sol est sain.

Les travaux préalables à l’isolation

Qu’il s’agisse d’isoler le sous-sol pour le transformer en pièce de vie, ou simplement pour améliorer la performance énergétique du logement dans son ensemble, vous devez commencer par vérifier son état général et sa salubrité. Destinée à servir de cave ou de parking, cette pièce aux parois froides n’est en général pas isolée au moment de la construction du logement.

Si le sous-sol est humide, vous devez d’abord rechercher et traiter les causes de l’humidité. Il peut s’agir :

  • d’infiltrations d’eau via la façade, lorsqu’il pleut : vous devrez alors commencer par imperméabiliser vos murs extérieurs ;
  • de remontées capillaires via le sol : une des solutions consiste à poser un drain pour évacuer les eaux de pluie autour de la maison ;
  • d’une humidité raisonnable et normale dans un sous-sol : il vous suffira souvent d’installer une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) pour régler ce problème.

Pour être efficaces, les travaux d’isolation d’un mur humide doivent être couplés à l’installation d’une ventilation adaptée (pose de bouches d’aération, de VMC…). Si l’espace est mal - voire pas du tout - aéré, l'humidité ne peut en effet pas être évacuée, et être à l’origine d’une importante condensation et de moisissures.
Une fois les vérifications préalables et les travaux d’assainissement effectués, vous pouvez lancer les travaux d’isolation des murs.

Les différents procédés d’isolation des murs

Deux méthodes existent :

L’isolation des murs par l’extérieur : cette technique est plus facile à mettre en œuvre dans le cadre d’une construction de maison neuve. En effet, il s’agit de :

  • poser un drainage autour des murs extérieurs enterrés, pour évacuer l’humidité pouvant apparaître à la base des fondations ;
  • appliquer sur les murs un revêtement de protection contre l’humidité ;
  • installer des panneaux rigides de matériaux isolants sur la face externe des murs (de type laine de verre ou autre matériau isolant) ;
  • recouvrir ces panneaux d’un revêtement de finition (enduit, bardage bois…).

L’isolation des murs par l’intérieur : c’est la solution la plus facile - et la plus économique - à mettre en œuvre. Après avoir vérifié la propreté et la salubrité des murs, cela consiste en l’application d’un revêtement anti-humidité (produit hydrofuge), l’installation d’un isolant pour sous-sol et la pose d’un pare-vapeur.
 

Quels matériaux isolants utiliser ?

Plusieurs matériaux isolants peuvent être utilisés pour l’isolation d’une cave ou d’un sous-sol. Légères et faciles à installer, les plaques de polystyrène extrudé ont l’avantage de jouer également le rôle de pare-vapeur. Ces panneaux peuvent être directement encollés sur le mur du sous-sol. Si le mur n’est pas lisse et droit, il est préférable de réaliser une ossature en amont.
Vous pouvez également réaliser et fixer une structure en tasseaux de bois sur votre mur. Elle vous permettra d’installer la laine de verre (ou laine de roche) isolante contre le mur, pour ensuite la recouvrir avec des plaques de plâtre (placo) ou avec du lambris.
Le polyuréthane (adapté aux milieux humides), la ouate de cellulose et le liège expansé font également partie des matériaux pouvant être utilisés pour l’isolation des cloisons d’un sous-sol.
 

Quel budget prévoir ?

Le coût d’isolation des murs de votre sous-sol reste raisonnable par rapport aux avantages que vous pouvez en retirer. En effet, isoler votre sous-sol vous permet non seulement d’améliorer les performances énergétiques de votre logement (et donc de réaliser des économies sur votre facture de chauffage), mais aussi de gagner plusieurs mètres carrés habitables !

Le budget pour l’isolation des murs de votre sous-sol dépendra évidemment de la surface totale des travaux, de la technique de pose et des matériaux utilisés. L’isolation d’un sous-sol facile d’accès coûte entre 55 euros/m² TTC (laine de roche) et 70 euros/m² TTC (polystyrène).

Besoin d’aide pour financer vos travaux ?

Des aides existent comme la prime Certificats d'économies d'énergie et les aides de l’Etat telles que MaPrimeRénov', l’éco-prêt à taux zéro et la TVA à taux réduit.

Bénéficiez de conseils personnalisés gratuits pour vos travaux et votre financement en contactant les conseillers du service public France Rénov' au 0 808 800 700 du lundi au vendredi de 9h à 18h ou sur france-renov.gouv.fr.

Télécharger le tableau récapitulatif

Des aides pour financer vos travaux d'isolation Des aides pour financer vos travaux d'isolation

Pour des informations complémentaires, veuillez consulter la page : https://www.economie.gouv.fr/cedef/cite-credit-impot-economie-energie

(1) Source : Ademe, guide « Isoler sa maison », juin 2017
(2) Prix en € Hors Taxes, par m² de surface à isoler. Sans isolation avant travaux. Les prix varient sensiblement en fonction de la région, de la technique utilisée et de l’isolant choisi.