Quels sont les différents types de matériaux isolants ?

Il existe trois grandes familles de matériaux isolants :

  1. Les isolants minéraux fabriqués à partir de matières minérales chauffées à haute température (roche volcanique, sable, verre recyclé…).
  2. Les isolants synthétiques issus du pétrole. Autrement dit, des sortes de plastique.
  3. Les isolants biosourcés fabriqués à partir de matières organiques végétales ou animales.

 

Quels sont les différents types de matériaux isolants Quels sont les différents types de matériaux isolants

1/ Les isolants minéraux

Un isolant minéral est un type d’isolant d’origine minérale (sable, verre recyclé, argile, roche volcanique, etc.). Dans le processus de fabrication, la matière minérale est chauffée à très haute température afin d’obtenir, selon les situations, de la laine de roche, de la laine de verre, de la perlite expansée etc.
En France et dans le monde, les isolants minéraux sont les matériaux isolants les plus utilisés pour les travaux d’isolation. On estime ainsi à 70%1 le nombre de logements isolés dans l’Hexagone grâce à la laine de verre et/ou à la laine de roche.

  • Avantages : ils sont incombustible (ces matériaux peuvent donc être posés à proximité d’une source de chaleur) et imputrescibles, offrant une très bonne tenue dans le temps. Seule la laine de verre peut avoir des difficultés à supporter l’humidité dans des proportions importantes et sur le long terme. Ils ont une faible conductivité thermique. De fait, ils garantissent de bonnes performances en termes d’isolation thermique, mais aussi en termes d’isolation phonique.
  • Inconvénients : ils peuvent présenter une stabilité précaire dans le temps et être irritants. Ils sont également perméables à la vapeur d’eau (il est souvent nécessaire de mettre en place d’un pare-vapeur).

La laine de verre

La laine de verre appartient à la catégorie des matériaux isolants minéraux (par opposition aux isolants synthétiques et/ou écologiques). Il s’agit du type d’isolant le plus utilisé en France pour réaliser des travaux d’isolation.
 

Quels avantages et inconvénients ?

Avantages : La laine de verre est un matériau isolant accessible et économique (prix bas), incombustible, doté d’un fort pouvoir isolant (entre 0,032 et 0,046 W/m.K) et est adapté aux travaux d’isolation de combles perdus, de murs et cloisons (intérieur et extérieur), de rampants ou encore de toitures.

Inconvénients : l’isolation en laine de verre souffre d’un déficit de performances en confort d’été et en termes d’isolation phonique (jugée "bonne" sans être excellente). Elle peut se tasser dans le temps et ne pas résister dans les milieux humides. Elle présente un bilan écologique négatif avec des matières premières non renouvelables.
 

La pose de l’isolation en laine de verre

La pose de l’isolation en laine de verre fait partie des compétences de la quasi-totalité des artisans spécialisés dans les travaux d’isolation. En confiant vos travaux d’isolation à un professionnel, vous serez assuré d'une qualité optimale et, dans certains cas, vous pourrez prétendre à des aides financières.
 

Le coût et le financement d’une isolation en laine de verre

En isolation intérieure de murs, le coût1 de la laine de verre oscille entre 10 et 15 €/m2. Il est quasi identique pour une isolation intérieure des combles (2 ou 3€ de plus au m2), et légèrement plus élevé pour une isolation des murs par l’extérieur (entre 17 et 22€/m2). Des aides financières peuvent vous permettre d’alléger la facture.

L'aérogel de silice

L'aérogel de silice est l’un des principaux types d’aérogel utilisés aujourd’hui pour les travaux d’isolation (avec l’aérogel en carbone et l’aérogel métallique). Avec un coefficient de conductivité thermique sous le seuil de 0,020 W/m.K2, il offre parmi les meilleures performances en termes d’isolation thermique parmi toutes les solutions d’isolation disponibles aujourd’hui sur le marché. On le retrouve d’ailleurs de plus en plus dans les matériaux isolants proposés aux particuliers et aux professionnels pour une isolation de l’habitat par l’intérieur ou par l’extérieur (voir plus bas).
 

Comment est fabriqué l'aérogel de silice ?

Inventé par Samuel Stephens Kistler en 1931, l’aérogel est un matériau comparable à un gel. Principale différence, le gaz remplace ici le liquide (l’aérogel se compose à 99,8% d’air), ce qui confère à l’aérogel un état solide avec une très faible densité (0,16 mg/cm3)1.
Côté visuel, l’aérogel est un matériau translucide. Au toucher, il partage quelques similitudes avec le polystyrène et peut se briser comme du verre lorsqu’une forte pression lui est appliquée.

Il est fabriqué à partir de silicate amorphe et d’un solvant (eau, alcool). De ce mélange, on obtient dans un premier temps un gel qui, après un procédé chimique (le "supercritical drying" en anglais, ou séchage supercritique), se transforme en une structure poreuse avec des pores extrêmement fins. Tout l’enjeu de la fabrication de l’aérogel de silice se résume à remplacer la composante liquide du gel de silice par du gaz.

 

L’aérogel de silice comme isolant : quels sont les avantages ?

Dans la pratique, l’aérogel de silice offre de multiples avantages.

  • Des performances accrues en termes d’isolation thermique : Il est jusqu’à trois fois plus efficace que les matériaux isolants en polystyrène sur le plan de l’isolation thermique. À ce jour, l’aérogel de silice s’impose d’ailleurs comme le matériau isolant le plus performant dans son domaine. Il permet de réaliser des économies de l’ordre de 50 à 70%3. À noter par ailleurs que l’aérogel de silice comme matériau isolant a la particularité d’être hydrophobe : il n’absorbe pas l’humidité et résiste au vieillissement.
  • Un gain de place et d’espace : Grâce à ses performances, l’aérogel de silice nécessite une plus petite épaisseur d’isolation pour obtenir les mêmes performances que d’autres matériaux isolants. Résultat, il est possible de le mettre en œuvre dans des endroits inaccessibles pour d’autres matériaux isolants plus volumineux. L’aérogel de silice permet également de gagner de l’espace, notamment dans le cadre de travaux d’isolation intérieure.

Une utilisation intérieure et extérieure : L’aérogel de silice peut être utilisé aussi bien dans les travaux d’isolation intérieure que dans les travaux d’isolation par l’extérieur. Il existe par exemple aujourd’hui des enduits innovants qui incorporent dans leur composition des granules d’aérogel de silice. La mise en œuvre est alors similaire à celle d’un enduit classique.
 

L’aérogel de silice : une réponse performante aux enjeux de l’isolation

L’essor de l’aérogel de silice comme matériau isolant intervient dans un contexte qui encourage les travaux d’isolation (lorsqu’ils ne sont pas tout simplement imposés par la législation française). Depuis plusieurs années, les propriétaires d’un bien immobilier sont en effet invités à isoler leur logement pour gagner en confort et dépenser moins. Il s’agit concrètement d’améliorer l’isolation de votre logement afin de le rendre moins énergivore, plus confortable et par la même occasion de réaliser des économies d’énergie (avec une baisse de votre facture énergétique).

Le bon choix des matériaux isolants

Sur un marché habitué à proposer des isolants synthétiques (PSE, PUR, etc.), minéraux (laine de verre, laine de roche, etc.) ou naturels (laine de mouton, fibre de bois, etc.), l’aérogel de silice fait un peu figure d’objet non identifié. Le choix d’un matériau isolant de qualité détermine pourtant la réussite de vos travaux d’isolation. Mieux vaut donc prendre le temps de bien choisir vos matériaux isolants et d’étudier les avantages de l’aérogel de silice face à ses concurrents avant d’acter votre décision.

La laine de roche

La laine de roche fait partie de la catégorie des laines minérales, au même titre par exemple que la célèbre laine de verre. Issue d’une roche volcanique, la laine de roche est un matériau isolant réputé pour ses performances thermiques et phoniques. On l’emploie aujourd’hui sur de multiples chantiers de construction ou de rénovation pour l’isolation de la toiture et des combles, l’isolation des murs, ou encore comme solution pour une isolation extérieure.
 

Isolation : laine de roche ou laine de verre ?

La laine de roche et la laine de verre sont deux matériaux isolants assez similaires (pouvoir isolant quasi identique, performances d’isolation phonique semblables, même durée de vie, etc.). On note toutefois une plus grande résistance aux insectes et aux termites du côté de la laine de roche, et un prix légèrement inférieur pour la laine de verre. Le plus souvent, il est conseillé aux particuliers d’opter pour une isolation à la laine de roche lorsque ces dernièrs sont à la recherche d’un confort d’été, et de privilégier la laine de verre lorsque le coût des travaux est l’élément déterminant dans le choix du matériau isolant.
 

Quel budget prévoir ?

Le prix au mètre carré d’une isolation à la laine de roche varie en fonction de l’utilisation du matériau (isolation des combles perdus, isolation des murs par l’intérieur sans finition, etc.) et du coût de la main-d’œuvre. Comptez, en moyenne , entre 16 et 24 €/m2 pour l’isolation des combles perdus à la laine de roche, entre 7 et 16€/m2 pour l’isolation des murs par l’intérieur, et entre 7 et 16€/m2 également pour l’isolation des sols(1).

La perlite

Peu connue, la perlite peut être comptée au nombre des matériaux isolants d’origine naturelle qui offrent des bonnes performances à la fois thermiques et acoustiques. Sa conductivité thermique (lambda) oscille en effet entre 0,065 et 0,095 W/m.°C2. Ecologique, elle est souvent associée au béton et compte parmi les matériaux au coût relativement élevé. 
 

Qu’est-ce que la perlite isolante ?

La perlite provient de silices volcaniques qui ont été récoltées, broyées puis chauffées à très haute température afin d’en extraire toute trace d’humidité ou presque et de faire gonfler le volume de la roche jusqu’à 15 fois2. Elle doit son nom à son apparence de petits grains qui forment des perles.
La perlite peut se présenter sous plusieurs formes : en vrac, pour obtenir la quantité exacte souhaitée, en sacs préconditionnés ou en panneaux rigides.
 

Avantages et inconvénients de la perlite pour l’isolation

La perlite dans l’isolation est une solution avantageuse à plusieurs niveaux, à commencer par sa résistance, qui la rend indestructible par les rongeurs, mais aussi par le feu et par la compression. La perlite peut donc être utilisée dans toute la maison, notamment pour isoler les combles, remplir les murs creux et créer des chapes légères.

Lorsqu’elle est utilisée pure, la perlite expansée ne dégage aucune substance toxique, ce qui en fait un matériau isolant sain, idéal pour la chambre par exemple. Attention toutefois, car elle est souvent vendue enrobée de bitume ou de silicone afin de contrer son inconvénient majeur : sa perméabilité à la vapeur.

Hydrophile, la perlite peut en effet absorber jusqu’à 300% de son poids2, ce qui lui fait perdre petit à petit ses propriétés isolantes et augmente son poids, risquant de fragiliser les combles par exemple. Pour l’utiliser tout de même pure, il faut donc l’associer à d’autres matériaux hydrofuges, comme le polyuréthane ou le verre cellulaire.

En fin de vie, la perlite peut être concassée afin d’être réutilisée comme remblai, ce qui en fait un matériau recyclable. Cependant, l’exploitation de la perlite entraîne la production d’un mauvais bilan carbone3.
 

Comment peut-on l’utiliser ?

Etant donné sa perméabilité à la vapeur, lisolation par perlite doit être privilégiée dans les zones peu soumises à l’humidité, notamment dans les combles ou les planchers. Légère et incompressible, elle est particulièrement appréciée dans les structures en béton.
La perlite expansée est facile à mettre en œuvre et doit simplement être posée en couches d’une épaisseur différente en fonction des normes qu’on souhaite respecter :

  • 26 cm aux murs et aux sols pour une maison BBC et 20 cm pour la RT 2005 ;
  • 45 cm en toiture-terrasse pour une maison BBC et 32 cm pour la RT 2005.

On peut donc utiliser la perlite expansée pour l’isolation du plafond du sous-sol et jusqu’aux combles en évitant simplement les pièces d’eau si elle est utilisée pure. Elle peut également être employée pour confectionner un mortier ou un enduit isolant.
 

A quel coût isoler son logement avec de la perlite ?

La perlite expansée fait plutôt partie des isolants présentant un coût élevé. En moyenne, comptez une quinzaine d’euros pour un sac de 100L. Le coût de l’isolation constitue un poste important de votre budget construction ou rénovation, et l’isolation à la perlite fait partie des solutions plus chères que la moyenne.

Le béton cellulaire

Le béton cellulaire nous vient tout droit de Suède où il a été inventé par un ingénieur dans les années 1920. Dans les pays scandinaves et un peu partout dans le monde depuis, le béton cellulaire est considéré comme l’un des meilleurs isolants pour la construction de maisons neuves.
 

Qu’est-ce que le béton cellulaire ?

Le béton cellulaire est un matériau de construction qui résulte d’un mélange de chaux, de sable, d’eau, de ciment et d’un agent d’expansion (ou poudre d’aluminium). Avec ce mélange et après un processus de fabrication complexe, vous obtenez un béton à la fois solide et léger et principalement constitué d’air. C’est d’ailleurs la grande différence avec le béton dit classique qui ne profite pas du même phénomène d’expansion.

Aujourd’hui, le béton cellulaire est aussi commercialisé sous les termes Siporex et Thermopierre (il s’agit en réalité de marques réputées dans ce domaine dont le nom est depuis passé dans le langage courant, un peu comme Velux pour désigner une fenêtre de toit).
 

Les avantages du béton cellulaire

  • il offre une excellente isolation : avec une conductivité thermique de 0,10 W/m.K1, il fait partie des matériaux les plus performants en termes d’isolation thermique ;
  • il est à la fois non fibreux et incompressible ;
  • il est incombustible (résiste au feu) ;
  • il est léger et facile à poser (nécessite peu de mortier, déplacement aisé) ;
  • 100% recyclable, il est aussi écologique dans son mode de production ;
  • il est sain (pas d’impact sur la santé) ;
  • il peut être personnalisé avec une couche d’enduit pour répondre à toutes les attentes esthétiques en matière de construction ou de rénovation de maison ;
  • il offre une bonne inertie thermique qui lui permet d’affronter sereinement les températures estivales élevées sans compromettre le confort à l’intérieur du logement.

 

Les inconvénients du béton cellulaire

Difficile de trouver un matériau de construction qui ne présente que des avantages et aucun inconvénient. Du côté du béton cellulaire, on peut relever parmi les inconvénients :

  • la nécessité d’être formé à sa mise en œuvre pour les professionnels du bâtiment ;
  • le nombre limité de fabricants de béton cellulaire (Siporex, Thermopierre) ;
  • les performances limitées en termes d’isolation phonique qui nécessitent la pose d’un isolant phonique supplémentaire.

 

Le béton cellulaire comme matériau isolant

Concurrent (ou alternative) d’autres matériaux isolants, le béton cellulaire en isolation se distingue par des caractéristiques propres.

  • Ses spécificités : c'est un matériau de construction réputé pour offrir une solution monomur. Autrement dit, le béton cellulaire joue à la fois le rôle de mur porteur et d’isolant. De fait, vous économisez sur le coût de la mise en œuvre d’une isolation plus classique (coût des matériaux isolants + coût de la main-d’œuvre). Cette spécificité est à prendre en compte au moment du calcul du coût de vos travaux.
  • Ses utilisations : particulièrement prisé par les professionnels du bâtiment pour la construction de maisons neuves, le béton cellulaire peut également être employé dans le cadre d’un projet de rénovation de bâtiments anciens. Ce matériau de construction peut en effet s’appliquer comme solution d’isolation par l’extérieur.
  • Ses déclinaisons : il existe aujourd’hui sous forme de briques (ou blocs) ou sous la forme de panneaux.
  • Son coût : comptez un peu moins de 100€/m22 pour la mise en œuvre d’un mur en béton cellulaire (coût des matériaux + coût de la main-d’œuvre d'un professionnel certifié RGE), la moitié si vous pensez pouvoir assurer la pose de votre mur vous-même.
    N’oubliez pas qu’avec le béton cellulaire comme matériau de construction, vous n’aurez pas à prévoir de matériau isolant supplémentaire pour l’isolation thermique. En ce sens, le béton cellulaire fait partie des solutions avantageuses sur le plan économique pour construire un logement performant sur le plan énergétique.

Le verre cellulaire

Le verre cellulaire est un isolant minéral fabriqué à partir de sable ou de verre recyclé, qui se présente généralement sous forme de panneaux ou de blocs particulièrement recommandés pour isoler vos murs ou un toit plat, aussi bien par l’extérieur que par l’intérieur.
 

Avantages et inconvénients du verre cellulaire pour vos travaux d’isolation

Si l’isolation au verre cellulaire est performante pour améliorer les performances énergétiques de votre logement par le toit ou les murs, d’autres isolants, en plastique alvéolaire ou à base de matériaux biosourcés, sont également envisageables. Alors pourquoi choisir le verre cellulaire ? Pour tous ces avantages !

Les points forts du verre cellulaire

  • L’isolation au verre cellulaire vous permet d’utiliser des matériaux recyclés ou d’origine minérale, et nécessairement recyclables : vous améliorez votre empreinte écologique.
  • Le verre cellulaire, en tant qu’isolant minéral, est incombustible : aucun risque à l’utiliser au niveau d’un mur adjacent à votre insert !
  • Imputrescibles, les isolants minéraux ne pourrissent pas : leur longévité est assurée, vos performances d'isolation restent intactes sans limite de temps.
  • Le verre cellulaire offre les meilleures propriétés de perméabilité. Totalement imperméable à l’eau, il se prête à une installation en toit terrasse sans aucun risque d’infiltration.
  • L’isolation au verre cellulaire, au-delà d’améliorer votre confort thermique, joue sur votre confort acoustique. Le verre cellulaire est en effet un isolant performant en matière de chaleur et de bruit.

Les points faibles du verre cellulaire

  • Des procédés de fabrication peu écologiques. Cet inconvénient, néanmoins, est contrebalancé par le caractère recyclable des matériaux utilisés.
  • Le plus cher des isolants les moins chers. L’isolant en laine minérale est très répandu en raison de son excellent rapport qualité-prix. Le verre cellulaire, néanmoins, reste relativement onéreux en comparaison avec la laine de verre et la laine de roche. Attention : l’isolation en laine de verre ou de roche, des matériaux perméables, nécessitent de mettre en place un pare-vapeur, ce qui augmente sensiblement le prix de l’installation. Totalement imperméable, le verre cellulaire permet d’économiser sur ce poste.
     

Le verre cellulaire pour isoler votre logement : à quel prix ?

Plus les performances et la qualité de l’isolant sont importantes, plus le prix est élevé. Pour bien comparer les prix de votre isolation au verre cellulaire, vous devez donc prêter attention aux caractéristiques techniques et aux certifications du produit.

  • Vérifier l’indicateur de résistance thermique : Il vous renseigne sur les performances isolantes du verre cellulaire et dépend de 2 facteurs. Le coefficient de conductivité thermique est exprimé en W/m.k, et indique à quel point le matériau laisse passer la chaleur. Vous avez donc intérêt à choisir le coefficient le plus faible possible. L’épaisseur de l’isolant en verre cellulaire : en blocs ou en panneaux, votre verre cellulaire est d’autant plus isolant qu’il est épais.
    A savoir : Le coefficient de conductivité thermique du verre cellulaire est compris entre 0,035 et 0,050 W/m.k, une valeur similaire aux laines de verre et de roche. Comptez environ 45€/m2 pour une isolation en verre cellulaire en épaisseur 120 mm.
  • Choisissez un produit certifié : Un isolant de qualité est un isolant conforme aux réglementations en vigueur. Parmi les labels utiles, vérifiez que votre produit dispose du marquage CE, obligatoire depuis 2003 et de la certification ACREMI, qui vous garantit les propriétés techniques de votre produit.
  • Rentabilisez votre investissement : Soit, des travaux d’isolation au verre cellulaire ont un coût. Mais sachez que le prix est rapidement rentabilisé par vos économies d’énergie qui vous permettront de réduire le montant de vos factures de chauffage. Vous pouvez également bénéficier d’aides de l’Etat pour réduire le montant de votre investissement.

La brique

Concurrente (ou alternative) au célèbre parpaing, la brique traditionnelle est le deuxième matériau le plus utilisé dans la construction. 100% naturelle de par sa fabrication à base de terre cuite, la brique traditionnelle ne craint pas l’humidité et démontre une très bonne résistance au feu (on dit qu’elle est incombustible). Côté performances, la résistance thermique de la brique comme matériau de construction est estimée à 1,15 m².K/W pour une brique de 20 cm d’épaisseur.

Pour comparaison, le parpaing creux affiche, lui, une résistance thermique de 0,23 m².K/W1. Dans les deux cas, une isolation complémentaire doit être réalisée pour atteindre les objectifs fixés par les normes d’isolation en vigueur. À noter que l’isolation en brique convient aussi bien en construction neuve que dans le cadre d’un projet de rénovation énergétique.

Le monde de la construction (et celui de l’isolation) ne cesse d’évoluer. Aujourd’hui, les professionnels ont à leur disposition différents types de briques plus ou moins performantes en termes d’isolation. Ces dernières années, la brique isolante (ou monomur) a notamment révolutionné le secteur.
 

Zoom sur la brique isolante (ou monomur)

Aussi appelée brique monomur, la brique isolante est, comme son appellation le laisse deviner, une brique conçue pour assurer naturellement une isolation. Autrement dit, la brique isolante vous permet d’ériger un mur sans avoir à prévoir une solution d’isolation thermique complémentaire.

Tout repose sur le principe de conception de la brique isolante. Ici, aucun matériau isolant type laine de roche ou laine de verre n’est associé à la brique. En réalité, la brique isolante utilise simplement l’air (naturellement isolant) pour offrir des performances d’isolation. Pour cela, elle est composée de multiples alvéoles. Une fois mises en place, les briques isolantes empêchent l’air de s’infiltrer dans le logement tandis que les alvéoles bloquent la chaleur et les sons.
 

Quels sont les avantages de cette brique isolante ?

Comme évoqué ci-dessus, la brique isolante vous dispense de la réalisation d’une isolation classique (pose de rouleaux en laine de verre sur des parpaings par exemple). Parmi les autres avantages de la brique isolante, on peut également mettre en avant son côté naturel et écologique, sa résistance à l’humidité et au feu et sa facilité de mise en œuvre (les briques isolantes s’emboîtent les unes dans les autres).

Seule contrainte, l’isolation d’un mur en briques de ce type est exclusivement destinée aux constructions neuves. Il faudrait, dans le cas de l’isolation d’une maison ancienne, détruire votre mur actuel pour le remplacer par un nouveau mur en briques isolantes.

Si vous optez pour la brique isolante pour votre logement, vous aurez à choisir entre :

  • la brique isolante ou monomur en terre cuite ;
  • la brique isolante ou monomur en béton léger ;
  • la brique isolante ou monomur en béton cellulaire.

 

Brique : coûts et aides financières

Le coût d’un mur en briques isolantes est naturellement plus élevé que celui d’un mur en briques traditionnelles. Comptez en moyenne entre 50 et 60€ au m². À noter que ce tarif peut varier en fonction des professionnels puisque tous, en France, ne proposent pas nécessairement ce type de prestation.

Depuis plusieurs années, il existe une multitude de dispositifs et d’aides financières pour aider les ménages qui entreprennent des travaux de rénovation énergétique. En fonction de votre situation et de la nature de vos travaux d’isolation, vous pouvez ainsi bénéficier d’un taux de TVA réduit, de primes diverses, d’aides accordées par votre collectivité territoriale, etc. en faisant appel à des professionnels certifiés RGE.

 

2/ Les isolants synthétiques

Ces isolants issus de la chimie et du raffinage. Leur bilan carbone est plutôt élevé aussi bien en termes de fabrication que de non-recyclage, ce qui en fait des matériaux à utiliser avec parcimonie. On les appelle polyuréthane ou encore polystyrène. Dans la même famille, vous trouverez le polyester, la mousse phénolique...

  • Avantages : imperméabilité, imputrescibilité et légèreté, les caractéristiques propres des isolants synthétiques en font un excellent isolant thermique. Ils ne craignent absolument pas l’humidité.
  • Inconvénients : ils libèrent des substances nocives (monoxyde de carbone) en cas d’incendie, ils ne peuvent pas être recyclés en fin de vie et dégagent un gaz appelé pentane, dangereux pour la couche d’ozone. Les isolants synthétiques affichent également de faibles performances en matière d’isolation phonique. Sans compter que les rongeurs adorent grignoter le polystyrène.

La mousse phénolique

La mousse phénolique est un matériau isolant répandu en construction comme en rénovation. Egalement connue sous le nom de mousse résolique, elle offre un très bon coefficient de conductivité thermique. Proposée sous forme de panneaux fins faciles à poser, elle s’adapte à l’isolation par l’intérieur.
 

Quelles sont les caractéristiques de la mousse phénolique ?

Ce matériau isolant répandu est fabriqué à partir de produits dérivés du pétrole. La mousse phénolique fait donc partie des isolants synthétiques au même titre que le polystyrène ou bien encore le polyuréthane. Les alvéoles d’air contenues dans la mousse permettent une isolation phonique et thermique efficaces avec un coefficient de conductivité thermique compris entre 0,018 et 0,035 W/m.K. Elle possède également une bonne résistance au feu. Cette propriété en fait d’ailleurs un matériau utilisé pour la fabrication de portes coupe-feu.

Pour quels travaux utiliser cet isolant ?

Les panneaux de mousse sont fins en comparaison avec d’autres isolants. Pour autant, cet isolant synthétique fin offre néanmoins une excellente isolation thermique. Que ce soit en construction ou en rénovation, les panneaux de mousse résolique peuvent être utilisés pour l'isolation des murs, du sol, de la toiture et des combles.

L’avantage de la mousse phénolique est la finesse de ses panneaux. Ces panneaux peuvent ainsi permettre de refaire l’isolation d’une maison en rénovation par l’intérieur, sans perdre un volume conséquent dans les pièces. Vous conservez le bénéfice de votre surface habitable, vous valorisez votre bien immobilier à la revente.

Les autres panneaux d’isolants traditionnels peuvent être jusqu’à 40% moins isolants en comparaison avec la mousse résolique. Pour obtenir une valeur isolante équivalente aux panneaux de mousse résolique, les autres panneaux isolants doivent être d’autant plus épais. En construction, une isolation avec des matériaux épais peut être prévue en amont. Mais en rénovation, la perte de volume serait conséquente en isolant par l’intérieur. La mousse résolique est donc un isolant très souvent privilégié pour refaire l’isolation d’une maison conforme à la réglementation thermique RT 2012.

Cet isolant synthétique répandu est également à privilégier pour éviter toute contamination de l’air lors d’un incendie. En effet, le principal reproche que l’on peut faire aux isolants synthétiques, comme le polystyrène, est leur toxicité en cas d’incendie. La combustion de ces matériaux issus du pétrole engendre l’émanation de gaz dangereux, comme le monoxyde de carbone. Dans les anciennes maisons à rénover, le risque d’incendie peut être plus important en raison d’un circuit électrique vétuste et de matériaux de construction facilement inflammables. En cas d’incendie, les panneaux de mousse résistent mieux au feu et dégagent peu de gaz toxiques lors de sa combustion.

 

Les conditions de mise en œuvre de la mousse phénolique

A quel prix ?

La mousse phénolique est friable. C’est pour cela qu’elle se vend sous forme de panneaux. Le prix de ce matériau pour isoler votre logement se calcule donc au mètre carré. Vous pouvez ainsi plus facilement calculer votre budget consacré à l’isolation.

Les panneaux sont vendus plus cher au mètre carré que les autres isolants en panneaux. 3 raisons principales à ce prix supérieur :

  • La valeur isolante plus élevée en comparaison avec les autres panneaux isolants.
  • La finesse de l’isolant permettant une isolation simplifiée en rénovation, et ainsi un coût de main d’œuvre réduit.
  • La résistance au feu de ce matériaux isolant.

A noter : le prix au mètre carré varie selon la performance de l’isolant. Comparez les produits avant d’acheter. Quoi qu’il en soit, sachez que votre investissement pour une isolation thermique renforcée est rentabilisé par de réelles économies sur votre facture d’énergie.

Les modalités de pose

La pose de panneaux de mousse est simple à réaliser. Pour une isolation des murs par l’intérieur, ces panneaux peuvent être collés directement au mur puis être recouverts d’un enduit ou d’une peinture. Cependant, l’isolation d’une maison doit également tenir compte des autres matériaux composant la maison, ainsi que la présence de ponts thermiques pouvant réduire l’isolation thermique de l’habitation. Pour une isolation conforme à la réglementation RT 2012, faites appel à un professionnel qui pourra réaliser l’installation des panneaux isolants dans les meilleures conditions d’efficacité.

 

Quelles sont les précautions à prendre avant de poser vos panneaux ?

La mousse phénolique est un isolant mince qui, contrairement aux autres produits de cette gamme, propose une valeur d’isolation élevée. Elle peut donc être posée aussi bien en intérieur qu’en extérieur, dans le cadre d’une construction ou d’une rénovation. Cependant, les panneaux de mousse phénolique ne sont pas étanches et résistent mal à l’humidité. Une protection hydrofuge peut donc s’avérer nécessaire avec la pose d’un pare-vapeur ou d’un revêtement étanche.

Le polyisocyanurate

Le polyisocyanurate est un isolant synthétique qui vient combler les lacunes de son prédécesseur, le polyuréthane. Résistant, efficace et durable, c’est un des isolants les plus utilisés en construction ainsi qu’en rénovation.
 

Polyisocyanurate : de quoi s’agit-il ?

Le polyisocyanurate ou PIR est un isolant issu d’une réaction chimique provoquée par un catalyseur, le polyol polyester dérivé, avec du méthylène diphenyl diisocyanate (MDI). Il fait donc partie des isolants synthétiques comme le polyester ou bien encore le polyuréthane autrement appelé le PUR.

Le PIR est proposé sous forme de panneaux isolants ou de mousse à projeter. Il peut donc être utilisé dans le cadre de vos travaux d’isolation de toiture, façade ou de sol sous des dalles.
 

PIR et PUR : quelle différence ?

Le polyuréthane (PUR), comme solution d’isolation thermique, précède le polyisocyanurate (PIR). Apprécié pour ses capacités isolantes indéniables et son prix attractif, le PUR a longtemps été un des isolants les plus demandés jusqu’à l’arrivée du PIR.

La différence entre le PUR et PIR se situe au niveau de la quantité plus ou moins importante de MDI dans la composition du matériau d’isolation. Le PIR contient plus de MDI que de polyol dans sa composition alors que son prédécesseur le PUR avait un ratio égal entre le MDI et son catalyseur le polyol.

Cette différence dans la composition chimique de ces isolants a permis d’obtenir une version améliorée du PUR. En effet, en comparaison avec le polyuréthane, le PIR possède :

  • Un meilleur coefficient thermique, pour une performance énergétique d’autant plus élevée et des économies considérables sur vos factures.
  • Une meilleure stabilité dimensionnelle, pour une durabilité suffisante pour rentabiliser votre investissement.
  • Une plus grande résistance au feu, pour jouer un rôle de barrière efficace en cas d’incendie et limiter sa propagation.


Les avantages et les inconvénients de votre solution d’isolation

Que ce soit sous forme de mousse à projeter ou de panneaux isolants, le polyisocyanurate est l’isolant thermique le plus efficace. Avec un coefficient thermique compris entre 0,021 W/mK et 0,027 W/mK(1) sous forme de mousse, le PIR offre une excellente résistance thermique sans devoir cumuler les couches d’isolants. Cela permet de réduire l’épaisseur de l’isolation, pour gagner de l’espace sans perdre en performance énergétique.

Les autres points forts du polyisocyanurate en isolation :

  • Sa rigidité sous forme de panneaux, qui facilite sa pose et en réduit le coût.
  • Sa composition sans chlorofluorocarbure (CFC) ou hydrochlorofluorocarbure (HCFC), pour une toxicité moindre par rapport aux autres isolants de synthèse.
  • Sa qualité hydrophobe, qui évite la formation de moisissures sur le panneau isolant et qui permet de s’en servir en tant que pare-intempérie.

Le PIR peut être posé en tant qu’isolant sur plusieurs surfaces telles que le bois, l’acier, le béton, le gypse extérieur. Cet isolant peut aussi bien être utilisé pour refaire l’isolation d’une habitation que d’un commerce, afin de réaliser des économies sur vos factures d’énergie.
 

Vos travaux d’isolation : à quel prix ?

Vous avez choisi le polyisocyanurate pour isoler votre habitation et gagner en performance énergétique ? Pensez à comparer plusieurs devis pour bénéficier d’une prestation au meilleur qualité-prix. A savoir avant d’engager vos travaux :

  • Le prix du matériau varie en fonction de l’épaisseur et de la forme sous laquelle il est commercialisé (mousse ou panneaux isolants).
  • Le prix de la main d’œuvre varie d’une entreprise à l’autre. Le montant total de la facture peut également augmenter en fonction des contraintes de pose. Votre artisan, en effet, facture généralement au temps passé.

Pour connaître les réels besoins d’isolation de votre habitation, faites appel à un professionnel qui pourra évaluer l’épaisseur minimum nécessaire du panneau de PIR qu’il convient de poser. Vous pourrez ainsi investir dans des panneaux isolants avec la juste épaisseur nécessaire, sans devoir payer un surcoût inutile.
Dernier avantage à confier vos travaux à un professionnel : en faisant appel à un artisan RGE vous pouvez bénéficier d’aides financières de nature à réduire le coût de votre investissement.

Le polystyrène

Ce type d’isolation emploie le polystyrène comme matériau isolant. On l’utilise pour l’isolation des toitures, l’isolation des murs, l’isolation extérieure, etc., et sous deux formes principales : le polystyrène expansé (ou PSE) et le polystyrène extrudé (ou PSX).

Côté avantages, le polystyrène bénéficie d’une réputation d’excellent isolant thermique (conductivité thermique faible), d’isolant durable et léger. Il souffre en revanche de la comparaison avec d’autres types d’isolants comme l’isolation polyuréthane dans le domaine de l’isolation phonique.
 

Comment isoler son logement avec du polystyrène ?

Le recours à un professionnel est indispensable pour isoler son logement avec une isolation polystyrène. Seul un expert dans ce domaine est en mesure de vous proposer une prestation de qualité, adaptée à vos besoins et à votre budget. Souvent utilisée dans les constructions neuves, l’isolation polystyrène s’invite également aisément dans les travaux de rénovation.

 

Isolation polystyrène : quel budget prévoir ?

Il faut compter, en moyenne, entre 10 et 15 € du m2 pour une isolation en polystyrène expansé, un peu plus pour une isolation en polystyrène extrudé, hors frais de pose par un professionnel. Avec l’intervention d’un professionnel, les prix pour une isolation en polystyrène avoisinent les 30 à 50 € du m2. Les travaux visant à améliorer les performances énergétiques d’un logement (isolation notamment) sont éligibles à certaines aides financières.

La mousse de polyuréthane

La mousse polyuréthane fait partie des matériaux isolants les plus performants et permet un gain de place important par rapport à ses homologues en panneau ou rouleau. Elle convient aussi bien aux pièces sèches qu’humides, mais son usage est peu recommandé sur un bâti ancien. Elle a l’avantage de pouvoir être utilisés en isolation intérieure comme extérieure.
 

Isoler son logement, la base du confort et des économies d’énergie

Peu ou mal isolée, une maison laisse s’échapper beaucoup d’émissions calorifiques : 25 à 30% par le toit, 20 à 25% par les murs, 10 à 15% par les fenêtres, 7 à 10% par les planchers bas1. Ces déperditions entraînent une surconsommation en termes de chauffage, ce qui se traduit par des factures et un impact environnemental importants. Pour le bien de son porte-monnaie comme de la planète, il est donc particulièrement avantageux de réaliser soigneusement l’isolation de son logement.
 

La mousse polyuréthane : qu’est-ce que c’est ?

C'est un isolant synthétique, composé de polyols, méthylène diisocyanate, d’agents gonflants et autres additifs. La mousse de polyuréthane se présente sous forme de liquide contenu dans une bombe dont elle sort en mousse. Elle est donc employée pour une isolation projetée, ce qui assure une très bonne efficacité thermique mais faiblement acoustique.
 

Les avantages de l’isolation à la mousse polyuréthane

Le polyuréthane ne pose pas de problèmes d’encombrement ou de poids : l’isolation à la mousse polyuréthane a donc l’avantage de pouvoir être réalisée par une seule personne, ce qui réduit les coûts de main-d’œuvre nécessaire à sa mise en place.

L’isolation par mousse polyuréthane projetée assure en outre une étanchéité particulièrement performante. En effet, la mousse se glisse dans les moindres interstices du mur et en bouche toutes les ouvertures pour couper net aux entrées d’air importunes. D’abord molle à la sortie de la bombe, elle finit par durcir afin d’offrir aux intempéries une surface impénétrable.

Si l’isolation à la mousse polyuréthane est si intéressante, c’est surtout pour ses performances en termes d’isolation thermique. Son pouvoir isolant est en effet compris entre 0,022 et 0,028 W/m.K2, ce qui en fait l’un des isolants les plus efficaces et lui permet d’être acceptée dans les constructions souhaitant respecter les normes thermiques et environnementales de la RT 2012. Sa longue durée de vie achève d’en faire un isolant pratique et efficace.
 

Mise en œuvre d'une isolation à base de mousse polyuréthane

Toiture, sols, murs intérieurs... L’isolation à la mousse polyuréthane peut être effectuée dans toute la maison. Elle est alors projetée entre des montants de bois ou d’aluminium formant une structure à panneaux.

Ses excellentes performances thermiques permettent de n’avoir besoin de mettre en œuvre qu’une petite épaisseur de mousse pour obtenir l’efficacité souhaitée. En fonction de la configuration de votre logement, il est recommandé d’en projeter 17 à 20 cm sous la toiture, 10 à 13 cm sur les murs, 8 à 10 cm au sol3...
A noter que la mousse polyuréthane ne peut pas être combinée avec d’autres types d’isolant.

Le polyester

Le polyester est l’une des fibres synthétiques les plus répandues. Produite à partir de bouteilles en plastique recyclées, celle que l’on appelle plus communément la "ouate de polyester" fait partie des matériaux "biosourcés" utilisés dans le domaine de la construction pour l’isolation thermique des logements. Cette ouate est donc issu - en grande partie - de la valorisation des bouteilles en plastique usagées. Son caractère recyclé et écologique classe donc le matériau parmi les isolants synthétiques dont l’impact environnemental est moindre par rapport à des isolants plus conventionnels.
Il affiche, en outre, de hautes performances thermiques avec une conductivité comprise entre 0,032 à 0,040 W/m.°C et possède d’indéniables propriétés en matière d’isolation acoustique. C’est donc pour toutes ces raisons que le polyester reste l’un des matériaux les plus employés par le bâtiment.
 

La ouate de polyester, un isolant biosourcé

Selon la définition donnée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), les isolants biosourcés sont en partie constitués soit par des matériaux organiques produits à partir de la biomasse animale ou végétale, soit à partir de matières recyclées. C’est dans cette seconde catégorie qu’est classifiée la ouate de polyester au même titre, par exemple, que la ouate de cellulose qui, elle, est issue du recyclage du papier. Le polyester est donc considéré comme un éco-matériau, car sa production s’inscrit dans le cadre d’une filière de retraitement des déchets, limitant ainsi son impact environnemental.
 

L’isolation polyester, pour quels usages ?

Conditionnée sous forme de panneaux, de rouleaux ou en vrac, la ouate de polyester est un isolant polyvalent qui peut servir aussi bien en rénovation qu’en construction neuve pour isoler les murs (intérieurs, extérieurs), les cloisons à ossature bois et métallique, les planchers, les plafonds, les combles perdus, les toitures, les sous-toitures, les gaines électriques ou de ventilation…

  • Avantages : Elle ne contient pas de composés organiques volatils ou toxiques. Elle n’est pas irritante ni dangereuse pour la santé. Elle est imputrescible, hydrophobe et est naturellement résistante aux nuisibles (insecticide).
    La ouate de polyester fait, en outre, partie des matériaux biosourcés les plus abordables. Elle est légère, malléable, facile à poser et possède une bonne durabilité et reste recyclable en fin de vie.
    Elle résiste bien au feu (combustible ne dégageant pas de gaz toxiques) et améliore également l’isolation acoustique...
  • Inconvénients : la ouate de polyester reste produite à partir de bouteilles de plastique. Elle n’est pas ignifuge et doit donc être doublée d’un matériau coupe-feu.

 

L’isolation polyester, comment ça marche ?

La mise en œuvre d’une isolation en polyester va dépendre de sa destination. Pour couvrir des rampants ou des murs, il est préférable de privilégier un matériau conditionné en rouleaux ou en panneaux semi-rigides. Ceux-ci seront fixés entre eux à l’aide d’agrafes. Mais il est également possible de procéder par insufflation. Cette technique nécessite la réalisation de caissons étanches dans lesquels le polyester en vrac est projeté jusqu’à remplissage complet de la cloison.

Pour l’isolation des combles perdus, en revanche, il est plutôt conseillé d’opter pour un isolant polyester en vrac qui sera dispersé sur l’ensemble de la surface à l’aide d’une souffleuse. Ce mode de mise en œuvre permet, en effet, d’atteindre les coins les plus reculés.

Le polyuréthane

L’isolant polyuréthane, ou PUR, est un matériau isolant qui appartient à la catégorie des matériaux isolants synthétiques (PVC, polystyrène, etc.), par opposition aux isolants minéraux ou bio-sourcés. Économique, immuable dans le temps, imperméable, léger, il multiplie les qualités et les avantages. Il jouit depuis plusieurs années d’une réputation de meilleur isolant thermique, tout en assurant simultanément une isolation phonique de bonne qualité.
 

Comment isoler son logement avec un isolant polyuréthane ?

On retrouve aujourd’hui l’isolant polyuréthane sous deux formes principales : en mousse à projeter et en panneaux. Dans les deux cas, mieux vaut confier ce chantier d’isolation à un professionnel du secteur, que ce soit dans un projet de construction ou pour un projet de rénovation. La mise en œuvre de l’isolant polyuréthane nécessite en effet une certaine expertise et un certain savoir-faire.
 

Le coût d'une isolation polyuréthane

Le prix de l’isolant polyuréthane varie en fonction de la solution choisie (mousse ou panneaux) et du coût de la main-d’œuvre. Comptez en moyenne aux alentours de 15€ du m2 pour une isolation polyuréthane.
Sachez que le coût de votre isolation polyuréthane peut être pris en charge en partie par des aides accordées à ceux qui entreprennent des travaux énergétiques. En fonction de votre situation et/ou de vos revenus, et sous réserve de faire appel à un artisan RGE, vous pouvez prétendre à certaines aides financières.

 

3/ Les isolants naturels

Les isolants naturels ne renferment que des matériaux recyclables et/ou renouvelables. Ils se distinguent par leur origine : végétale comme la laine de bois, la laine de coton, la laine de coco, le chanvre,le liège ou animale comme la laine de mouton ou les plumes de canard…

Issus d’une production écoresponsable, les isolants naturels sont écologiques, même si tous les isolants écologiques n'ont pas forcément une origine naturelle. Certains isolants fabriqués à base de matières recyclées peuvent aussi afficher des propriétés écologiques. C’est ce qu’on appelle un isolant biosourcé comme la laine de chanvre, la fibre de bois, la ouate de cellulose, le textile recyclé ou encore la paille.

  • Avantages : ils présentent une empreinte écologique moins importante et un caractère non toxique pour la santé des habitants car ils intègrent beaucoup moins de composés organiques volatils ou toxiques. Ils possèdent en outre de hautes performances thermiques et acoustiques.
  • Inconvénients : leur coût (les isolants naturels – et surtout les biosourcés – restent plus chers que les isolants plus classiques). Certains traitements sont nécessaires pour garantir leur résistance au feu, à l’humidité et/ou aux nuisibles. Ils ont également des performances parfois inégales : certaines matières naturelles s’avèrent moins isolantes que des matières synthétiques.

La laine de bois

Matériau isolant parmi d’autres, la laine de bois séduit de plus en plus de particuliers à la recherche d’une isolation performante, naturelle et écologique pour leur logement.
 

Quelles sont les caractéristiques de la laine de bois ?

La laine de bois, ou fibre de bois, est un matériau isolant :

  • performant, grâce à des qualités d’isolation thermique et d’isolation phonique exceptionnelles ;
  • durable, avec une longévité certifiée par les professionnels du secteur ;
  • économique, grâce aux économies d’énergie réalisées ;
  • écologique, car issu de forêts et entièrement recyclable ;

polyvalent avec une adaptabilité aux besoins et aux exigences de la construction.
 

Laine de bois VS laine de verre

Vous hésitez entre une isolation laine de bois et une isolation laine de verre pour l’isolation de votre toiture, de vos combles, de votre grenier ? Comparée à la laine de verre et aux matériaux isolants minéraux traditionnels, la laine de bois se montre plus durable et plus dense. Elle offre par ailleurs un meilleur rapport qualité/prix aussi bien dans la rénovation que dans la construction.
 

Poser une isolation en laine de bois

  • La technique : La pose de la laine de bois pour l’isolation d’un logement nécessite des compétences particulières et un savoir-faire. Pour profiter au maximum des performances de la laine de bois comme matériau isolant, mieux vaut confier cette mission à un professionnel.
  • Le coût : Pour une isolation en laine de bois, il vous faudra compter aux alentours de 15 €/m2, hors pose. À ce prix, la laine de bois demeure l’un des matériaux isolants écologiques les plus abordables.
  • Le financement : Il existe certaines aides qui peuvent vous permettre de financer, en partie, le coût de votre isolation en laine de bois. 

La laine de mouton

La laine de mouton appartient à la famille des isolants naturels. Provenant de la tonte des moutons, ce matériau fait l’objet de manipulations particulières puisqu’il est lavé plusieurs fois avant de subir certains traitements pour le rendre résistant au feu et non comestible pour les mites. La laine est ensuite commercialisée sous différentes formes : panneaux, rouleaux, vrac. Sur le plan technique, elle est principalement utilisée pour l’isolation des toits et des plafonds.
 

Isolation en laine de mouton : avantages et inconvénients

Avantages
Le secteur du bâtiment s’intéresse de plus en plus aux exceptionnelles performances thermiques, mais aussi phoniques de la laine de mouton. Avec un coefficient de conductivité thermique de 0,035 W/K à 0,050 W/K, le matériau fait partie des meilleurs isolants disponibles sur le marché. Grâce à sa haute capacité isolante, l’isolation en laine de mouton présente une épaisseur moins importante que beaucoup d’autres matériaux.En plus, il s’agit d’un produit 100% naturel qui n’impacte pas la santé et dont la production ne laisse qu’une empreinte écologique minime, comparativement à d’autres isolants synthétiques.
Parmi ses autres avantages, on peut citer la pose qui ne présente pas plus de difficultés techniques que celle d’un matériau plus classique comme la laine de verre.

Inconvénients
La laine de mouton brute, c’est-à-dire sans ajout de polyester, est un matériau qui reste assez difficile à trouver et dont la qualité peut varier considérablement d’un fournisseur à l’autre.
En outre, la complexité du traitement opéré pour assainir la laine, la sécher et la compresser explique un coût à l’achat assez élevé. Un prix que la rareté du produit tend à augmenter un peu plus. Il est également impératif que la laine de mouton soit traitée contre les mites qui raffolent de l’isolant.
 

Le prix d’une isolation à la laine de mouton

Comme la plupart des isolants naturels, la laine de mouton représente un investissement financier plus important que si vous optez pour un matériau plus classique. En moyenne, il faut prévoir un budget compris entre 14 et 20€/m² ; un tarif variable en fonction du fournisseur, des traitements que l’isolant a subis, mais également de l’épaisseur de la laine de mouton.

L'ouate de cellulose

Obtenue à partir de papiers recyclé, la ouate de cellulose est considérée comme un matériau d'origine végétale. On parle d'ailleurs d'isolant biosourcé, c'est-à-dire naturel. Elle se présente en vrac pour une projection à sec ou humide, mais aussi sous forme de panneaux.
Son utilisation est multiple : sa mise en œuvre peut se faire dans toutes les cavités du logement. On s'en sert principalement pour l'isolation de combles perdus par soufflage, l'isolation des rampants, des murs et cloisons. L'ouate de cellulose est particulièrement adaptée pour l'écoconstruction ou l'éco-rénovation et pour une pose sur des ossatures en bois.
 

Les conditions de pose

Que ce soit pour l'isolation de votre toiture et vos combles ou de vos murs et cloisons, les conditions de pose de la ouate de cellulose sont relativement différentes selon la technique employée. Même s'il peut paraître simple d'isoler son domicile avec la ouate de cellulose, Gaz Tarif Réglementé vous recommande de faire appel à un professionnel qualifié RGE (reconnu garant de l'environnement) pour obtenir un résultat de qualité et ouvrant droit à un crédit d'impôt.
 

Avantages et inconvénients d'une isolation en ouate de cellulose

Avantages
Parmi les principaux avantages de la ouate de cellulose, on peut relever sa très bonne conservation des valeurs isolantes au fil du temps et son bon bilan énergétique. Elle a de bonnes qualités thermiques grâce à sa bonne gestion de l'humidité, mais aussi de la chaleur en été.
C'est également le matériau idéal pour l'isolation phonique : il atténue les ondes responsables du bruit et transmises directement à travers un mur ou un plafond.
Elle a une origine renouvelable et c'est un matériau recyclable. Sa combustibilité n'émet aucune toxicité et sa composition est difficilement inflammable : elle aide à retarder les incendies en se couvrant de carbone. Ses propriétés antifongiques éloignent les rongeurs et autres nuisibles.

Inconvénients
Elle a une faible résistance face à un dégât des eaux. Sa mise en œuvre demande une certaine technicité et elle a tendance à se tasser sur le long terme.
 

Un matériau sans danger ?

Au-delà des inconvénients, il est tout à fait légitime de se poser la question de la dangerosité de la ouate de cellulose. En France, ce matériau a été suspecté de produire des émanations dangereuses pour la santé et a ainsi été placé sous observation par l'Agence Qualité Construction. En cause ? La présence de sels d'ammonium. Ces derniers seraient responsables de dégagements d'ammoniac. L'Arrêté du 21 juin 2013 condamne la vente et la fabrication d’isolants à base de ouate de cellulose adjuvantés de sels d’ammonium. Désormais, ce sont principalement les sels de bore qui composent la ouate de cellulose.
 

Prix d'une isolation en ouate de cellulose

La ouate de cellulose est le matériau le moins cher du marché de l'isolation, tout en étant l'un des plus performants. Vous l'aurez compris, l'isolation en ouate de cellulose offre un excellent rapport qualité-prix. Vous hésitez encore à vous lancer ? Sachez que ces travaux visant à rendre votre logement moins énergivore sont valorisés. Le gouvernement français propose diverses aides financières pour vous inciter à faire ces travaux.

La plume de canard

La plume de canard est généralement associée à l'univers de la literie et du textile. En réalité, ses propriétés thermiques offrent d’autres applications, parmi lesquelles le secteur du bâtiment. L’isolation en plume de canard permet en effet d’améliorer de manière significative les performances énergétiques de votre logement, et son caractère biosourcé en fait un matériau isolant de plus en plus utilisé à cet effet.

La plume de canard : un isolant biosourcé pour isoler su sol au plafond

Bien que biosourcé (fabriqué à partir de matière organique animale), cet isolant n'est pas un matériau 100% naturel. Il se compose majoritairement de plumes de canard, mais le processus de fabrication inclut d’autres matériaux dont la laine de mouton mais aussi une part minime de fibres synthétiques et d’additifs. Ces produits assurent notamment le rôle de liant, de retardateur de feu et d’anti-parasites. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un isolant exemplaire sur le plan écologique : de sa fabrication à son recyclage, il présente un écobilan exemplaire.

L’isolation en plume de canard convient pour les murs, les combles, le plancher ou encore le plafond. Il fait l'objet d'un conditionnement sous différentes formes, le plus souvent en rouleaux ou en panneaux.

  • Sous forme de rouleau, il permet une installation entre les éléments d’ossature horizontaux ou inclinés.
  • Sous forme de panneau, il convient parfaitement pour une installation entre des éléments d’ossature verticaux.
     

Avantages et limites de l’isolant en plume de canard

Les isolants biosourcés ne représentent, en 2017, que 5% du marché de l’isolation, sachant que l’isolant biosourcé en fibre de bois absorbe à lui seul la moitié de ce pourcentage. C’est dire que la plume de canard se fait encore rare dans le secteur du bâtiment… Mais fort à parier que son utilisation a vocation à se propager !

Avantages

  • Un éco-bilan exemplaire : renouvelable et recyclable, l’isolant en plume de canard est une très bonne solution d’isolation écologique. Cet atout, d’ailleurs, laisse à penser que l’isolation en plume de canard va se développer avec le temps, ce qui fera nécessairement baisser les prix.
  • D'excellentes performances thermiques : limiter les déperditions de chaleur l’hiver, éviter le réchauffement de votre maison par période de canicule : la plume de canard est sur tous les fronts ! Vous gagnez en confort et réalisez d’importantes économies sur vos factures d’énergie… Sachez par ailleurs que cet isolant offre de bonnes performances en matière d'isolation acoustique.

Inconvénients

  • La plume de canard est perméable aux vapeurs d’eau : en cas de forte humidité des murs, l’isolation en plume de canard expose à des risques de moisissures et de fissures. Il est donc important de bien gérer cet aspect, notamment en mettant en place des dispositifs performants pour l’évacuation de l’humidité.
  • Cet isolant est inflammable : en contact avec une source de forte chaleur, l’isolant en plume de canard expose à un risque inflammable à prendre en considération. Pour vous prémunir contre ces risques, il est important de choisir des matériaux certifiés et de confier la pose à un professionnel à même de contourner efficacement les éventuelles contraintes d’installation.
  • Dernier inconvénient, le prix : il reste à ce jour relativement supérieur aux autres types d’isolants, et représente un frein répandu à son utilisation. Comptez entre 14 et 25€ par mètre carré pour une bonne isolation en plume de canard.

La paille

L'isolation à la botte de paille ou l'isolation paille en vrac reste peu connue du grand public. Pourtant, ce matériau offre des avantages à moindre coût. Il se présente soit en vrac pour être mélangée avec du béton, soit en bloc pour combler un mur ou une ossature bois paille, soit en bottes pour une isolation extérieure paille.
 

Caractéristiques, avantages et bénéfices de l'isolation à la paille

Elle est employée pour divers aspects de l'isolation thermique du logement : l'isolation du plancher, de la toiture ou des combles.

L'isolation par la paille existe sous différentes formes : 

  • l'isolation paille et chaux : la paille remplace le chanvre et cette alliance limite tout autant les échanges thermiques ;
  • l'isolation à la paille compressée : elle désigne des panneaux à poser offrant une bonne isolation thermique, et une isolation phonique élevée ;
  • l'isolation terre / paille : on parle plutôt de torchis terre paille, un enduit économique et efficace pour isoler des murs ;
  • l'isolation à la paille de chanvre : la paille de chanvre isole les combles, les sols, et peut être mélangée à du béton pour créer des dalles isolantes ;
  • l'isolation à la paille de lavande : la paille de lavande fait fuir les nuisibles tels que les rongeurs ;
  • l'isolation à la paille de lin : la paille de lin s'emploie sous un toit, un plancher ou contre un mur ; elle absorbe l'humidité pour une atmosphère saine.

Que ce soit pour une construction ou des travaux de rénovation, l'isolation à la paille présente des avantages, comme son prix accessible, ses bonnes performances thermiques et phoniques ainsi que son aspect écologique.
 

Le prix d'une isolation à la paille

Il est parfois possible de se procurer de la paille en bottes ou en vrac gratuitement en se rapprochant d'un fournisseur local. L'isolation à la paille en bloc est plus coûteuse. Il faut compter environ 35€ le mètre carré. Toutefois, il faut faire attention aux matériaux isolants annexes nécessaires et à la main-d’œuvre qui font grimper le coût.

Le liège

Le liège est issu de l'écorce du chêne vert et est donc un isolant 100% naturel. Il peut s'utiliser partout au sein de votre logement (isolation des murs d'une salle de bain, isolation d'un garage etc.) et se présente sous différentes formes : le liège expansé en plaques, en granulés ou encore en vrac et le liège aggloméré en plaques, en rouleaux ou en dalles.
Pour l'isolation d'un toit-terrasse, peu importe le type de liège pour obtenir une excellente isolation phonique et thermique. D'une manière générale, ce matériau offre de multiples avantages et très peu d'inconvénients.
 

Pourquoi isoler son toit-terrasse avec du liège ?

Les toits-terrasses doivent être isolés au même titre que les toitures classiques et les combles. Dans un logement, les déperditions thermiques se font toujours par le toit, d'où l'importance de se prémunir grâce à une isolation en liège fiable et garantissant un bon confort thermique.

Bon à savoir : Le liège peut-il être choisi pour l'isolation du toit-terrasse d'une habitation en construction ? Depuis le 1er janvier 2013, avant toute construction immobilière, une étude thermique RT 2012 est obligatoire. A condition de respecter les normes de cette réglementation, le liège pourra être utilisé pour l’isolation de votre futur toit-terrasse.
 

Avantages et inconvénients de l'isolation avec du liège

  • Avantages : Le liège est un matériau léger qui peut également être employé pour l'isolation d'un toit-terrasse de garage. Il est aussi efficace que les isolants classiques, comme la laine de roche ou l'isolant polyuréthane.
    Il est très performant contre les bruits d'impacts ou aériens et c'est le seul matériau écologique qui ne craint pas l'eau. Sa longévité est excellente et il n'attire pas les nuisibles (rongeurs, insectes, parasites). Il dispose d'une bonne résistance au feu et ne dégage aucune fumée toxique.
  • Inconvénients : Le liège est connu pour sa rareté car il est respectueux du cycle de vie et de croissance de l'arbre duquel il est extrait. Sa récolte est donc soumise à un rythme plutôt lent. Une isolation en liège donne lieu à un coût élevé. Il est souvent préférable de compléter son isolation avec un autre isolant moins coûteux.

 

Les conditions de pose du liège

Il existe plusieurs techniques lorsque l'on décide d'employer du liège comme isolant de son toit-terrasse. Il faut savoir qu'une isolation d'un toit-terrasse se fait principalement par l'extérieur à l'aide d'un pare-vapeur pour éviter tous risques d'humidité. Le liège est très souple et peut facilement se fixer avec des clous ou des vis sur le pare-vapeur. Pour finir, une couche d'étanchéité est posée par-dessus. Il est possible d'obtenir une isolation d'un toit-terrasse en béton, à la chaux (sous forme d'enduit de finition) ou avec une couche de peinture destinée à un usage extérieur.
 

Prix et aides financières pour l'isolation d'un toit-terrasse en liège

Le prix d'un isolant en liège dépend de son épaisseur et de sa densité. En faisant le choix d'un isolant écologique comme le liège, vous êtes susceptible d'obtenir certaines aides, sous réserve de faire appel à un artisan possédant la qualification RGE (reconnu garant de l'environnement).

La laine de coco

Les enjeux liés à l’isolation de votre maison sont devenus essentiels à l’heure où chacun doit faire attention à ce qu’il consomme. Aujourd’hui, les isolants naturels se démocratisent, comme la laine de coco. Elle est commercialisée sous différentes formes : rouleaux de laine souple, panneaux semi-rigides, plaques et bandes résilientes, vrac, en plaque, mélangée au liège expansé sous le nom de "corkoco".
 

Laine de coco : 100 % naturel

Pour un bilan carbone exemplaire, n’hésitez pas à choisir l’isolation coco. La transformation de la fibre de ce fruit est 100% naturelle, car elle ne fait appel à aucun produit chimique. Seul le sel de bore est utilisé pour traiter cet isolant naturel contre les insectes et le feu. Concrètement, la bourre se trouvant autour des coques de noix est utilisée pour en récolter la fibre dont on tirera de la laine. La fibre la plus utilisée est dite brune ; elle provient de la noix de coco mûre. La fibre blanche, la moins utilisée, provient des noix non mûres. Les fibres sont trempées pendant 7 à 10 mois, procédé qui permet de souder les fibres entre elles.

  • Avantages : Matériau naturel, la fibre de coco est biodégradable et n’a aucun effet négatif ou dangereux sur la santé. Utilisée notamment dans la fabrication des meubles, la laine de coco investit de plus en plus les travaux d’isolation. Si ses performances thermiques sont inférieures à ce que peut apporter la laine de roche, il n’en reste pas moins que la laine de coco affiche de belles performances phoniques. Notamment quand elle est complétée par un panneau de liège expansé. C’est ce qu'on appelle du "corkoco".
    La laine de coco est également très perméable à la vapeur d’eau et résistante au feu. Elle sèche à très rapidement. Le ratio qualité/prix est bénéfique puisqu’il faut compter entre 20 et 35€ le m2.
  • Inconvénients : S'ils ne sont pas nombreux, ils ont un fort impact sur l’empreinte écologique. En effet, il n’existe pas de production locale, en Europe, de noix de coco. Il faut donc importer la matière première d’Inde ou du Sri Lanka. Ensuite, certains producteurs utilisent des produits chimiques comme des pesticides.

 

Les utilisations spécifiques de la laine de coco

  • Pour poser au sol un isolant en laine de coco, il convient de s’y prendre comme avec la pose de la moquette. L’isolant se fixe avec de la colle acrylique. Du latex est généralement associé à l’isolant sous la forme d’une sous-couche. Le professionnel (il devra être certifié RGE pour pouvoir obtenir certaines aides financières) qui se chargera de la pose trouvera dans le commerce des panneaux de 4 mètres de largeur. Il existe également de fines plaques de laine de coco de 8 ou 11 mm pour installer du parquet flottant.
  • Pour les murs, les panneaux de laine de coco sont posés entre deux plaques de plâtre. Idéal pour l’isolation phonique lorsque les panneaux sont fabriqués avec du liège expansé.

Le textile recyclé

Pour conserver la chaleur dans votre maison, il existe, certes, des écogestes pour en finir avec le gaspillage, mais également des actions de fond comme l’isolation. Et parmi toutes celles proposées, il y a l’isolation en textile recyclé.
 

Que signifie une isolation à base de textile recyclé ?

Recycler du textile consiste à redonner une nouvelle vie aux vêtements jetés non pas dans les poubelles des déchets ménagers mais dans les conteneurs spécifiques, notamment ceux d’Emmaüs. D’ailleurs, sachez que sur les 600 000 tonnes de textiles, linge de maison, chaussures (TLC) jetés en France, soit 10 kilos par an et par habitant, seule une petite partie est réutilisée ou recyclée.

Ainsi, le textile recyclé se compose en majorité de coton, puis d’autant de textiles synthétiques (polyamide, polyester, acrylique) que de produits liants donnant à l’isolant sa texture finale. Pour parfaire l’isolant en fibre textile, il est possible de le traiter contre les insectes, la tenue au feu, les champignons… Cet isolant est vendu sous forme de panneaux ou de rouleaux. Les fibres textiles affichent de belles performances en termes d’isolation thermique, acoustique ou encore hygrométrique.
 

Avanatges et inconvénients de l’isolation en fibre textile

Un isolant issu du recyclage : Avec sa matière première issue du recyclage, la fibre textile apparaît comme un bon choix écologique. Cela permet de redonner vie aux vêtements usagés et de ne pas jeter inutilement. Les fortes capacités isolantes concernent à la fois la chaleur et le bruit, ce qui en fait un choix pertinent. Plus précisément, l’isolation en laine de coton affiche de bonnes performances hygroscopiques, c’est-à-dire qu’elle absorbe bien l’humidité dans l’air. En cas de feu, aucun gaz toxique ne s’échappe des fumées contrairement aux isolants synthétiques.

Un isolant textile plus cher : En outre, si elle est issue du recyclage, elle affiche tout de même un bilan carbone plus élevé que les isolants dits d’origine végétale (chanvre…).
 

Textile recyclé : dans quelle pièce l’utiliser au mieux ?

En matière d’isolation, il existe plusieurs techniques pour améliorer les performances énergétiques de votre résidence : l’isolation des combles et de la toiture, l’isolation des murs par l’extérieur ou l’intérieur, l’isolation des planchers bas et enfin celle des parois vitrées.

  • Utiliser l’isolation à la fibre textile dans les combles perdus. Pour cette utilisation, des professionnels projettent le textile recyclé dans les combles perdus, sur une quarantaine de centimètres d’épaisseur2.
  • Utiliser l’isolation à la fibre textile dans les combles aménagés. Pour cette technique, vous aurez besoin de panneaux ou de rouleaux de fibre textile à installer au niveau des rampants. N'hésitez pas à faire appel à un professionnel certifié RGE.
  • Utiliser l’isolation à la fibre textile pour les murs. Il s’agit ici d’isolation intérieure des murs et non extérieure. Vous aurez là encore besoin de rouleaux ou de panneaux, avec une épaisseur comprise entre 14,5 cm et 20 cm2.

Le chanvre

La laine de chanvre figure aujourd’hui parmi les différents matériaux utilisés pour l’isolation d’un logement. Performante sur le plan des caractéristiques isolantes (coefficient de conductivité thermique de 0,04 à 0,046 W/m.K), la laine de chanvre n’a rien à envier à ses concurrents dans le domaine de l’isolation thermique et de l’isolation phonique. Composée principalement de fibres de chanvre (entre 40 et 80% de sa composition), la laine de chanvre appartient à la catégorie des matériaux isolants dits naturels.
 

Isolation au chanvre VS isolation en laine de verre

L’isolation au chanvre offre une alternative écologique à l’isolation en laine de verre. Comme la laine de verre, ce matériau permet de s’attaquer à l’isolation des murs, à l’isolation de la toiture et des combles, et aussi bien en intérieur qu’en extérieur. La différence entre laine de chanvre et laine de verre se trouve principalement dans la méthode de production et dans le coût de chacun des matériaux isolants (la laine de chanvre est en règle générale plus chère que la laine de verre).
 

Isolation au chanvre : quel budget prévoir ?

Comptez aux alentours de 25€/m2 pour une isolation au chanvre en intérieur, le double, voire le triple, pour une isolation au chanvre par l’extérieur. Comme pour d’autres travaux, n’hésitez pas à comparer les tarifs entre les différents professionnels.

la laine de coton

La laine de coton est un matériau isolant appartenant à la famille des isolants végétaux ou écologiques. Elle se distingue, entre autres, des isolants synthétiques comme la mousse de polyuréthane ou encore des isolants d’origine minérale comme la laine de roche. Comme d’autres matériaux isolants, la laine de coton est disponible sous la forme de flocons en vrac, de rouleaux ou de panneaux.
 

Les avantages de la laine de coton comme isolant…

Prisée par une partie des Français, l’isolation en laine de coton possède trois principaux avantages :

  • son pouvoir hygroscopique (sa conductivité thermique varie en fonction de l’humidité)  ;
  • son côté matériau isolant renouvelable (avec un impact limité sur la planète, surtout si on la compare à d’autres matériaux isolants plus polluants)  ;
  • l’absence de dégagements toxiques en cas d’incendie.

À noter que la laine de coton comme matériau isolant convient à la fois pour des travaux d’isolation thermique et pour des travaux d’isolation phonique.

En revanche, le coût de la laine de coton est un peu plus élevé que celui d’autres matériaux isolants. À noter également que la qualité de la laine de coton peut varier en fonction de la qualité et de la nature des matières premières qui la composent.
De fait, il existe aujourd’hui plusieurs aides financières accordées aux ménages qui entreprennent d’améliorer l’isolation de leur logement.

Comment choisir le bon isolant thermique ?

Pour déterminer l’isolant le plus adapté à vos besoins, vous devez prendre en compte les caractéristiques suivantes :

  • la conductivité thermique de l’isolant : elle évalue la manière dont l’isolant conduit la chaleur. Plus elle est faible, plus l’isolant offre de performances de haute qualité. Elle s’exprime en W/m.K.
  • la capacité thermique : elle représente la capacité de l’isolant à stocker la chaleur par rapport à son volume. Elle est exprimée en J/m3 .K.
  • la densité de l’isolant : plus elle est élevée, plus l’isolant offrira une bonne isolation thermique. La densité s’exprime en kg/m3.

Sur les emballages des matériaux isolants figurent différentes informations techniques qui vous permettent d’évaluer leur performance :

  • λ (lambda) est le coefficient de conductivité thermique : plus il est petit, plus le matériau est isolant. 
  • R exprime la résistance thermique : plus R est élevé, plus le matériau est isolant.
  • U désigne le coefficient de transmission thermique pour les fenêtres, vitrages et portes : plus il est faible, meilleure est l’isolation.

Si vous souhaitez calculer l’épaisseur d’un isolant, il vous suffit d’appliquer la formule : épaisseur (en cm) = λ x R x 100
A noter 
: pour un isolant de qualité, choisissez un matériau certifié (Cekal, Acotherm, ACERMI, Keymark, NF ou CSTBat…).

Financer ses travaux d’isolation

Isoler l’intégralité de ses combles ou procéder à l’isolation extérieure de son habitation peut certes vous permettre de réaliser des économies substantielles, mais représente un coût important en fonction du type d’isolant choisi. Comment, dans ce cas, financer ses travaux ? Des solutions existent pour réduire la facture.

  • MaPrimeRénov' qui vient remplacer le CITE (Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique) et les aides de l’Anah "Habiter mieux agilité".
  • Gaz Tarif Réglementé propose également la prime éco-énergie pour récompenser ceux qui parviennent à limiter leurs dépenses énergétiques. Condition pour espérer profiter de ces aides : le recours à un professionnel RGE.
1 https://www.actimur.fr/isolant-mineral-avantages-et-inconvenients/
2 http://www.parc-ecohabitat.com/Files/30845/11264173150663.pdf

Pour des informations complémentaires, veuillez consulter la page : https://www.economie.gouv.fr/cedef/cite-credit-impot-economie-energie