S’assurer une ventilation efficace pour un logement sain 

Une bonne circulation de l’air garantit un logement aéré, où il fait bon respirer. Pour cela, prenez le temps de vous renseigner avant de faire vos travaux sur les méthodes de ventilation existantes afin de mettre en place le système adapté chez vous. Sans oublier les bons gestes au quotidien.

  1. Pourquoi la ventilation est-elle si importante ?
  2. Les différents types de VMC
  3. Installation et entretien d'une VMC : les conseils
  4. Bien aérer son logement au quotidien  : les gestes à connaître
  5. Pour en savoir plus
Pourquoi la ventilation est-elle si importante ? Pourquoi la ventilation est-elle si importante ?

1/ Pourquoi la ventilation est-elle si importante ?

Une ventilation efficace à la maison permet de combattre la condensation et une humidité excessive qui pourraient détériorer votre logement et faire apparaître des moisissures. Elle réduit la pollution intérieure (produits d’entretien, aérosols, acariens, etc.) et évite que les produits de combustion ne stagnent à l’intérieur. Une bonne ventilation contribue également à une température constante chez vous et donc rendre globalement votre logement plus sain.

Il existe deux grandes catégories de ventilation :

  • La ventilation naturelle qui consiste à créer une circulation de l’air en ouvrant les fenêtres du logement ou grâce à des bouches d’aération qui doivent rester propres et dégagées (ne mettez pas de meuble devant).
  • La ventilation mécanique contrôlée (VMC) lorsque l’aération naturelle ne suffit pas. La VMC est un système de circulation de l’air efficace. La VMC permet de faire circuler l’air dans l’ensemble de votre logement, en toute saison et quel que soit le temps extérieur.

Le principe de la VMC est simple :

  • Des entrées d’air ou des bouches de soufflage, situées dans les pièces de vie où pollution et humidité sont moindres (salon, salle à manger, chambres…), permettent de capter l’air neuf extérieur.
  • Cet air frais parcourt ensuite tout le logement via des conduits d’aération qui permettent de faire circuler l’air. Il doit pouvoir s’infiltrer sous les portes (il faut donc veiller à laisser un peu de marge si vous posez un revêtement de sol) ou à travers des grilles de transfert d’air.
  • Après avoir balayé votre habitation, l’air vicié arrive dans les pièces humides / à pollution (salle de bains, cuisine, WC, buanderie…) d’où il est évacué par des bouches d’extraction.

 

2/ Les différents types de VMC

En fonction de vos besoins, il existe différents types de ventilation mécanique contrôlée.

  • La VMC simple flux qui récupère l’air de l’extérieur, sans le filtrer ou le réchauffer préalablement. Avec une VMC autoréglable, le débit d’air reste constant quels que soient le nombre de personnes présentes dans le logement, les températures intérieure et extérieur, les conditions météo, le taux d’humidité, etc.
    Pour une VMC simple flux autoréglable, comptez environ 500€ HT dans le cadre d’une construction, et de 750 à 1 000€ HT en rénovation.
  • A l’inverse, avec une VMC hygroréglable, le débit d’air s’adapte suivant le niveau d’humidité au sein du logement. Par exemple, si l’air est chargé en humidité, l’évacuation s’accélère. Pour une VMC simple flux hygroréglable, comptez environ 800€ HT en construction, et de 1 200 à 1 600€ HT en rénovation ;
  • La VMC double flux avec récupération de chaleur permet de récupérer la chaleur contenue dans l’air vicié qui sort du logement pour réchauffer l’air frais entrant. Résultat ? Les déperditions de chaleur sont limitées et les courants d’air froid évités. Dans un logement bien isolé, une VMC double flux peut permettre de réaliser jusqu’à 7% d’économie sur votre consommation de chauffage(1).
    Pour une VMC double flux, comptez environ 2 300€ HT en construction, et de 3 400 à 4 600€ HT en rénovation.

La VMC simple flux

La VMC simple flux est un système de ventilation permettant de renouveler l'air intérieur et d'évacuer l'humidité ambiante. Fonctionnement, avantages, installation et prix : découvrez tout ce qu'il faut savoir sur la ventilation simple flux.
 

Comment fonctionne une VMC simple flux ?

La VMC simple flux, pour ventilation mécanique contrôlée simple flux, est un dispositif motorisé qui permet de renouveler automatiquement l'air d'un logement. Son fonctionnement est assuré grâce à trois éléments :

  • un groupe d'extraction : il s'agit d'un ventilateur qui va extraire l'air ; il est généralement installé dans les combles, et est relié aux pièces via un réseau de gaines ;
  • les bouches d'extraction : placées dans les pièces humides (salle de bains, toilettes et cuisine) et reliées au groupe d'extraction par des gaines, ces bouches permettent d'évacuer l'air vicié présent dans le logement ;
  • les entrées d'air : elles sont bien souvent installées dans les pièces sèches (salon, chambres, séjour, etc.) au niveau des fenêtres. Elles permettent à l'air extérieur de pénétrer dans le logement afin de remplacer l'air extrait.

On distingue deux modèles différents de VMC simple flux :

  • La VMC simple flux autoréglable : le débit d'air des entrées et des bouches d'extraction est fixe ; quelles que soient les conditions climatiques et l'utilisation du logement, l'extraction d'air sera réalisée de la même façon.
  • La VMC simple flux hygroréglable : le débit d'air s'adapte automatiquement en fonction du taux d'humidité dans les pièces. Avec une VMC hygroréglable, l'extraction de l'air est réalisée selon l'usage du logement et la météo.
     

VMC simple flux et double flux : quelle différence ?

Pour bien comprendre le fonctionnement d'une ventilation simple flux, il est également important de connaître les différences qui existent entre ce dispositif et une VMC double flux.

La VMC double flux fonctionne comme la VMC simple flux, à deux différences près : elle est équipée d'un échangeur thermique, et dispose d'un second réseau de conduits. L'air est extrait via des bouches d'extraction. Les calories de l'air vicié sont utilisées afin de réchauffer l'air neuf, avant que celui-ci soit introduit dans le logement grâce au second réseau de gaines.
 

Comment installer et entretenir une VMC simple flux ?

Une ventilation simple flux offre de multiples avantages : un meilleur renouvellement de l'air intérieur, une limitation des déperditions de chaleur, la possibilité de ne pas avoir à ouvrir les fenêtres, etc. Mais pour en profiter, il faut réaliser efficacement l’installation de la VMC. Pour ce faire, il est recommandé de respecter un certain nombre d'étapes :

  1. Etudier la faisabilité du projet : lors d'un projet de construction, l'installation d'une VMC simple flux ne pose généralement pas de problèmes. Cela peut cependant être un peu plus compliqué dans le cas d'un projet de rénovation, notamment pour les bâtiments relativement anciens. Même si ce dispositif ne comprend que peu d'équipements (un groupe d'extraction, des bouches, des entrées et un réseau de gaines), il n'est pas certain que l'habitation ait suffisamment de place pour les accueillir, d’où l’importance de faire appel à un expert, tel qu’un artisan RGE, pour savoir si le projet est envisageable.
  2. Choisir la bonne VMC : autoréglable, hygroréglable ou double flux ? Il est primordial de déterminer vos besoins de ventilation et vos possibilités afin de choisir le système qui vous correspond le mieux.
  3. Installer ou faire installer : bien qu’il soit possible d’installer une VMC simple flux par soi-même, il est recommandé de faire appel à un professionnel. Seul lui pourra s'assurer que les débits minimaux de renouvellement d'air sont atteints, que la pose est conforme à la réglementation, ou encore que la VMC est silencieuse.

L'entretien d'une VMC simple flux est peu contraignant. Il suffit généralement d'intervenir une à deux fois par an afin de dépoussiérer les entrées d'air, les bouches d'extraction et le moteur. Il peut aussi être utile de faire appel à un professionnel tous les trois à quatre ans. Celui-ci se chargera notamment de nettoyer les gaines et de vérifier le bon fonctionnement du groupe d'extraction.
 

Quel est le prix d’une VMC simple flux ?

La VMC simple flux est l'un des systèmes de ventilation les plus abordables. Les modèles d'entrée de gamme coûtent aux alentours de 200 à 250€. Pour des modèles plus perfectionnés, le tarif variera principalement selon la nature du logement :

  • en neuf : comptez 400€ pour une VMC simple flux autoréglable, et 700€ pour un modèle hygroréglable (pose comprise).
  • en rénovation : prévoyez un budget de 700€ en moyenne pour une autoréglable, et de 1 200€ pour une hygroréglable (pose comprise).

La VMC double flux

Considérée comme l'un des systèmes de ventilation les plus efficaces, la VMC double flux se montre particulièrement performante pour renouveler l'air intérieur et offrir davantage de confort aux occupants du logement. L’occasion de nous pencher sur son fonctionnement, ses avantages, son prix, son installation et son entretien.
 

Une VMC double flux, c’est quoi ?

La VMC double flux, ou ventilation mécanique contrôlée double flux, fonctionne avec deux réseaux de gaines : l'un est chargé d'aspirer l'air vicié de la maison, généralement depuis les pièces humides (salle de bains, cuisine, etc.) ; l'autre se charge d'introduire de l'air neuf dans le logement. L’air introduit est préalablement réchauffé grâce aux calories de l'air extrait.

C'est ce principe qui différencie la ventilation double flux d'une VMC simple flux. Dotée d'un réseau de conduits, cette seconde ventilation ne fait qu'extraire l'air de la maison. L'air qui pénètre provient de l'extérieur et n'est pas réchauffé au préalable.

Principe et avantages d'une VMC double flux

Elle se compose des éléments suivants :

  • deux réseaux de conduits assurant l’extraction et l’introduction d’air ;
  • un dispositif capable de récupérer entre 60 et 90% des calories de l'air sortant afin de chauffer l'air neuf via un échangeur thermique ;
  • des bouches d'insufflation qui proviennent d'une même entrée d'air et qui remplacent les entrées d'air extérieur équipant une VMC simple flux.

Grâce à son double réseau de gaines, la VMC double flux constitue le dispositif de renouvellement de l'air le plus performant. Bien que ce dispositif soit plus cher à l'achat qu'une VMC simple flux hygroréglable ou standard, il présente également de multiples avantages :

  • La limitation des déperditions de chaleur : avec une VMC double flux, les calories de l'air vicié sont utilisées afin de réchauffer l'air qui sera insufflé dans la maison. Cela permet de réaliser d'importantes économies de chauffage et de réduire ses dépenses énergétiques. C’est d’ailleurs tout particulièrement vrai avec les VMC double flux haut rendement qui disposent d'un échangeur de chaleur haute performance et de moteurs à basse consommation.
  • Un plus grand confort : contrairement à une VMC simple flux, une ventilation double flux ne donne pas la sensation de courant d'air dans les pièces. De plus, l'air insufflé est plus chaud, offrant davantage de confort aux habitants.
  • Un air de meilleure qualité : la VMC double flux est en mesure de filtrer l'air avant que celui-ci soit introduit au sein du logement, permettant de limiter la prolifération de polluants.

 

Comment installer et entretenir une VMC double flux

L'installation d'une VMC double flux est un travail relativement compliqué. À cause de l'importance du dispositif (deux réseaux de conduits, échangeur thermique, bouches d'insufflation, etc.), il faut prévoir beaucoup de place dans le logement. C'est d'ailleurs pour cette raison que la pose d'une VMC double flux est généralement prévue dès la construction. Il est plus rare et plus compliqué de l'installer lors d'une rénovation.

Il est indispensable de faire appel à un professionnel, tel qu’un artisan RGE, pour installer une ventilation double flux ou évaluer la faisabilité du projet. En particulier lors d'un projet de rénovation, il sera nécessaire de déterminer si l'aménagement du logement peut accueillir le système de récupération de l'air vicié et celui redistribuant l'air neuf. L’intervention d’un expert vous garantit une installation conforme, un fonctionnement optimal et une VMC silencieuse.

Pour profiter pleinement d'une ventilation double flux, il est nécessaire de l'entretenir régulièrement. Voici les principales opérations à réaliser :

  • Dépoussiérer les grilles : les bouches d'extraction ont tendance à s'obstruer très facilement, raison pour laquelle il est recommandé de les démonter tous les trois à six mois afin de les nettoyer. Ce sera aussi l'occasion de dépoussiérer les entrées d'air situées à l'extérieur. Pour cela, il est possible d'utiliser un aspirateur classique.
  • Contrôler l'échangeur thermique : tous les ans, il est conseillé de vérifier le bon fonctionnement de l'échangeur de chaleur. Cette opération consistera notamment à nettoyer ou à remplacer les filtres.
  • Faire intervenir un professionnel : tous les trois à quatre ans, il est recommandé de faire appel à un professionnel. Celui-ci pourra notamment nettoyer les deux réseaux de gaines, réaliser l'entretien du moteur, ou encore effectuer des tests sur les capacités de tirage et de dépression du dispositif.

 

Les prix et les aides financières

Le prix d'une VMC double flux dépendra principalement du type de logement où est installé le dispositif.
En neuf : comptez aux alentours de 2 000€ (pose comprise).
En rénovation : l'installation étant plus complexe, il faudra prévoir un budget d'environ 3 500€ en moyenne.

La VMC hygroréglable

Il est primordial d'assurer le bon renouvellement de l'air intérieur afin de conserver un logement sain. En la matière, la VMC hygroréglable se montre très performante. Présentation, utilisation, prix et avantages : découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la VMC hygroréglable.
 

Une VMC hygroréglable, c’est quoi ?

Une VMC, pour ventilation mécanique contrôlée, est un système de ventilation capable de renouveler efficacement l'air intérieur.

On distingue deux principales catégories de VMC :

  • la VMC simple flux. Ce dispositif évacue l'air grâce à un système d'aspiration permettant de créer une dépression au sein du logement ; l'air frais pénètre alors grâce à des aérations installées dans les pièces sèches.
  • la VMC double flux. Tout comme la VMC simple flux, ce dispositif aspire l'air du logement. Cependant, l'air neuf est introduit via un deuxième circuit de gaines, permettant ainsi de préchauffer l'air qui pénètre dans le logement.

La VMC hygroréglable appartient à la première catégorie. Il s'agit d'une VMC simple flux, capable de tenir compte du taux d'humidité. Le fonctionnement de cette ventilation dépend ainsi de l'hygrométrie de la pièce, à savoir le taux d'humidité dans l'air.

Plus l’air est humide et vicié, plus le système fonctionnera de façon intense afin de retrouver un niveau normal d’humidité. On distingue d’ailleurs deux modèles différents de VMC hygroréglable :

  • la VMC hygro A : ce système dispose de bouches d'extraction hygroréglables, dont le degré d'aspiration varie selon le taux d'humidité ; quant aux entrées d'air, elles ont un débit fixe, car elles sont autoréglables ;
  • la VMC hygro B : ce dispositif associe des bouches d'extraction hygroréglables à des entrées d'air hygroréglables. Grâce à une mesure de l'humidité en entrée et en sortie, la régulation est beaucoup plus fine.

 

Quels sont les avantages d'une VMC hydroréglable ?

Son installation permet aux propriétaires de profiter de nombreux avantages en matière de santé, de confort et d'économies.

  • Un logement sain : le principal avantage de la VMC hygroréglable est d'assainir l'air de façon régulière et efficace, et ce, en toute autonomie. Grâce aux bouches hygroréglables, ce dispositif tient même compte de l’activité des pièces afin de réaliser une extraction sur mesure.
  • Un dispositif économique : ce dispositif se montre relativement abordable. En effet, le prix pour installer une VMC hygroréglable varie entre 700 et 1 200€ selon la nature du logement (neuf ou en rénovation).
  • Une réduction des dépenses énergétiques : la VMC hygroréglable consomme moins d'électricité qu'une VMC double flux. Les déperditions de chauffage sont également limitées, tout particulièrement avec une VMC hygro B basse consommation. En moyenne, on estime d'ailleurs que ce système de ventilation permet de réaliser 270€ d'économies par an.
     

Comment installer et entretenir une VMC hydroréglable ?

Bien que la VMC hygroréglable puisse être installée par un particulier, il est préférable de confier cette opération à un artisan RGE. En effet, un certain nombre de connaissances techniques et de compétences pratiques sont nécessaires pour une installation réussie.

Pour installer une VMC hygroréglable, il est tout d'abord nécessaire de placer les entrées d'air dans les pièces sèches (salon, chambres, séjour, etc.). Différentes bouches d'extraction sont ensuite installées au sein des pièces humides, à savoir la cuisine et la salle de bains. Ces bouches sont ensuite raccordées à un caisson d'extraction via des gaines.

Afin de profiter d'une VMC silencieuse, le caisson est généralement installé dans les combles de la maison. Pour éviter que de la condensation se forme dans les gaines, il est recommandé d'isoler ces dernières, notamment avec de la laine de verre. Ceci est particulièrement vrai si les combles ne disposent pas d'une isolation suffisante. Pour entretenir une VMC hygroréglable, il faut vérifier régulièrement que les bouches d'extraction et d'entrée d'air ne sont pas sales ou obstruées.

Quant au moteur du système de ventilation, il est recommandé de le faire contrôler par un professionnel afin de vérifier son bon fonctionnement. Cet artisan en profitera également pour s'assurer que les gaines sont en bon état.
 

La VMC hygroréglable basse consommation, nouvelle génération

Les modèles de VMC n’ont cessé d’évoluer ces dernières années afin de proposer aujourd’hui des modèles de VMC basse consommation pour des économies d’énergie non négligeables. La VMC hygroréglable basse consommation représente à ce jour le modèle le moins énergivore du marché.
Son fonctionnement permettant d’adapter le flux de l’air selon le taux d’humidité, la VMC hygroréglable basse consommation évite ainsi les déperditions de chaleur inutiles dans l’habitation.

De plus le moteur de la VMC hygroréglable basse consommation a été conçu pour consommer moins d’énergie, avec une consommation qui peut descendre en dessous des 15 W en comparaison des 45 W habituels pour les autres VMC. À titre d’exemple, une VMC ancienne génération de 40 W représente 600€ de coût de consommation sur 10 ans alors qu’une VMC hygroréglable basse consommation de 9W ne coûtera que 135€ environ sur une durée équivalente.

En tenant compte de ces deux facteurs, il est possible de réaliser en moyenne 270€ d’économies par an. De ce fait le coût de l’installation d’une VMC de ce type peut être amorti en moins de 5 ans.
 

Le coût de l’installation d’une VMC

Le prix d’une VMC et de son installation varie selon le modèle choisi ainsi que le nombre de pièces devant être équipées en entrées d’air ou en bouches d’évacuation. Si possible, le caisson de VMC hygroréglable basse consommation sera installé dans vos combles pour réduire le bruit de fonctionnement de la ventilation.

Concernant le coût, comptez 500€ HT environ pour l’installation d’une VMC à simple flux autoréglable en construction, et au minimum 700€ HT dans le cadre d’une rénovation.
Pour une VMC hygroréglable basse consommation, le prix sera d’environ 700€ HT pour une construction et à partir de 1 200€ HT pour une rénovation.
Une VMC double flux sera plus onéreuse à installer avec un prix de départ d’environ 2 300€ HT pour une construction neuve et 3 500€ HT pour une rénovation.

 

3/ Installation et entretien d'une VMC : les conseils pour un logement sain

La ventilation des gaines gaz

La ventilation est primordiale pour pouvoir vivre dans un logement sain. Il ne s'agit pas seulement d'aérer l'espace à vivre. La ventilation s'applique aussi aux conduites de gaz naturel tel que précisé dans le NF DTU 61.1, texte de référence concernant ces installations.
 

Alimentation en gaz des logements en immeuble

Il n'existe pas de solution standard lorsque l'on parle d'alimentation en gaz naturel des logements collectifs. Il faut impérativement se baser sur la typologie du bâtiment concerné.

Pour un immeuble avec des parties communes, il faut prévoir un coffret équipé d'un organe de coupure collectif, une conduite d'immeuble intérieure ou CI, une conduite montante intérieure, un système de branchement particulier, une gaine technique intérieure et une liaison équipotentielle.

Dans le cas d'un bâtiment de 2e famille avec des parties communes (3 étages sur rez-de-chaussée au maximum), la configuration de l'alimentation en gaz naturel inclut : un coffret équipé d'un organe de coupure général, une CI, un PTG (placard technique dédié au gaz naturel) et une liaison équipotentielle.

S'il s'agit d'un immeuble sans partie commune, il faut un coffret équipé d'un organe de coupure collectif, une conduite d'immeuble, une conduite montante extérieure, un système de branchement particulier, une gaine technique extérieure et une liaison équipotentielle.

Enfin, pour un bâtiment de 2e famille sans partie commune, l'alimentation en gaz naturel nécessite un coffret équipé d'un organe de coupure général, une CI, un PTGE (placard technique dédié au gaz naturel) et une liaison équipotentielle.
 

Qu'est-ce qu'une CICM ?

CICM est l'abréviation de "conduites d'immeuble et les conduites montantes gaz en collectif". Elles désignent le système qui se charge d'alimenter individuellement les logements en gaz naturel. Les CICM desservent chaque étage en puisant le gaz naturel dans le coffret collectif de l'immeuble.

La CICM doit impérativement être réalisée en acier ou en cuivre et être indépendante des autres conduites présentes dans le bâtiment. Dans le cas des constructions neuves, un fourreau de protection est à prévoir obligatoirement entre les différents étages du bâtiment.
Précisons également qu'en cas de présence de plusieurs conduites montantes, chacune doit être facilement accessible et équipée d'un système de coupure.

 

Qu'est-ce qu'une gaine de gaz naturel et pourquoi doit-elle être ventilée ?

La gaine de gaz naturel fait partie de la famille des gaines techniques. Ces dernières sont des conduites qui servent à acheminer l'eau et l'eau chaude sanitaire, les lignes téléphoniques, l'air vicié.... Dans le cas d'une gaine de gaz naturel, elle sert à véhiculer le gaz naturel au sein de l'immeuble de manière à ce que chaque logement soit correctement alimenté.

Comme toute installation, les gaines qui alimentent les logements collectifs en gaz naturel peuvent se détériorer. En cas de fuite, le gaz naturel risque alors de s'accumuler dans la gaine, ce qui représente un risque pour les occupants du bâtiment. C'est pour cela que les systèmes de ventilation autour des gaines de gaz naturel en logement collectif ont été mis au point. Ils permettent d'évacuer le gaz naturel issu d'une fuite éventuelle vers l'extérieur.
Pour des raisons de sécurité, toute gaine de gaz naturel doit impérativement être séparée des autres fluides qui circulent au sein du bâtiment.
 

Quelles normes pour la ventilation des gaines de gaz naturel ?

Toute installation liée au gaz naturel doit se conformer à la NF DTU 61.1. Cette norme encadre également la ventilation des gaines de gaz naturel dans les logements collectifs. Elle complète l'arrêté du 2 août 1977 modifié, de même que l'arrêté du 31 janvier 1986. Rappelons que ce dernier prévoit la protection de bâtiments d'habitation contre les risques d'incendie.

Quelles sont les missions dédiées aux particuliers ?

Avant installation, vous devez fournir un descriptif détaillé provisoire de l'installation. Il faudra par la suite vous assurer que votre installation soit conforme aux normes et aux règles de sécurité du gaz.

Installation, branchement et entretien d'une VMC

Ventiler et faire circuler l’air dans votre logement vous permet de vivre dans un endroit sain et dans des conditions agréables et confortables. En effet, l'air qui circule dans les espaces clos et fermés doit être renouvelé de manière régulière. L'installation d’une VMC vous permet de renouveler l’air dans toutes les pièces de votre habitation de manière régulière et constante, tout en limitant les déperditions énergétiques.

Les différents types de VMC

Pour plus d’efficacité, et pour aérer votre logement de manière régulière et permanente, vous pouvez également opter pour l’installation et le branchement d’une VMC. L'air s'introduit par les entrées d'air situées sur les menuiseries ou dans les pièces principales ; des conduits de passage le font circuler des pièces de vie (chambres et séjour) aux pièces de service (salles de bains, cuisine, WC). L’air vicié ressort par les bouches d’extraction située dans ces pièces de service.

Il existe plusieurs types de ventilation mécanique :

  • la VMC simple flux, autoréglable (avec un débit d’air constant) ou hygroréglable (le débit d’air varie en fonction du taux d’humidité intérieure) ;
  • la VMC double flux avec récupération de chaleur (un système de double circuit permet de limiter les pertes de chaleur dues à la ventilation et d’économiser entre 7 et 10% sur sa consommation de chauffage) ;
  • la VMR ou ventilation mécanique répartie (de simples aérateurs individuels sont placés dans les pièces de service) ;
  • les puits climatiques (l’air extérieur circule dans des tubes enterrés pour ensuite entrer dans la maison, déjà réchauffé ou rafraîchi) ;
  • la VMC gaz pour les logements collectifs (l’air intérieur et les produits de combustion d’une chaudière ou d’un chauffe-eau à gaz sont évacués par le même réseau).

 

Les normes et les règles à respecter pour l'installation et le raccordement d'une VMC

Qu’il s’agisse d’un branchement de VMC dans un logement neuf ou en rénovation, l’installation d’une VMC suppose de respecter différentes contraintes techniques : l’emplacement des bouches, la hauteur des aérations, les distances entre les différents éléments de la VMC et d’autres éléments doivent en effet répondre à certaines normes.

La norme NF DTU 68.3 "Travaux de bâtiment - Installations de ventilation mécanique" précise comment concevoir, dimensionner, mettre en œuvre, mettre en service et entretenir une installation neuve de ventilation mécanique, dans un bâtiment résidentiel neuf ou existant. Elle s’applique à tous les types de VMC.

Il est recommandé de faire appel à un artisan RGE pour votre branchement de VMC. Cela vous permet de garantir le fonctionnement optimal de votre installation et une pose conforme aux normes en vigueur.

 

Le dispositif de sécurité collective, indispensable pour le branchement d’une VMC gaz

De nombreux logements sont équipés d’une VMC en France. Le branchement d’une VMC permet à la fois d’évacuer l'air du logement et les produits de combustion d’une chaudière ou d’un chauffe-eau à gaz. La VMC gaz permet également de faire entrer de l’air neuf, nécessaire aux habitants du logement et au bon fonctionnement des appareils à combustion.

Pour garantir leur sécurité, ces installations doivent être contrôlées régulièrement et équipées d’un Dispositif de Sécurité Collective (DSC). S’il détecte un dysfonctionnement de l’extracteur d’air, le DSC permet d’arrêter les appareils à gaz raccordés à la VMC gaz et de signaler l’interruption à l'aide d’une alarme.

Faites appel à un professionnel RGE pour le branchement de votre VMC gaz et pour la vérification de votre installation. Le Diagnostic Sécurité Gaz vous permet de faire vérifier votre installation gaz par un technicien, pour vous assurer de sa conformité et pour pouvoir l'utiliser en toute sécurité.

 

Peut-on installer dans un même logement une VMC et une chaudière à gaz ?

En ventilant de manière permanente le logement et en évacuant l’air de manière mécanique, le branchement d’une VMC crée une dépression. Pour pouvoir cohabiter avec une chaudière à gaz à tirage naturel, il est indispensable de vérifier que la VMC ne provoque pas d’inversion de tirage, surtout pendant les périodes d’allumage de certains appareils. Il faut en effet éviter tout risque d’intoxication oxycarbonée.

La norme XP P 50-410 précise que "l’installation de VMC peut coexister avec les appareils raccordés à un conduit de fumée si l'appareil est situé dans un local isolé des locaux ventilés par VMC. Dans ce cas, le dimensionnement de la ventilation est réalisé indépendamment de la présence de cet appareil".

Mais la norme NF P 45-500 (relative au contrôle de l’état des installations intérieures de gaz dans le cadre d’un diagnostic de sécurité) vise l’obligation "d’absence de dispositifs d’extraction mécaniques dans une pièce où se trouve un appareil à combustion non étanche raccordé à un conduit de fumée fonctionnant en tirage naturel. La VMC n’est pas visée par ce contrôle.".

Explicite, elle différencie les extracteurs mécaniques de type VMC et les extracteurs mécaniques "supplémentaires" ou "d’appoint" : elle autorise ainsi le branchement d’une VMC dans une pièce qui accueille déjà une chaudière à tirage naturel.
 

Comment choisir et installer une VMC ?

Installer une VMC n’est pas un projet à prendre à la légère. En effet, cet équipement doit être sélectionné en fonction de la nature du logement, de vos envies et de vos contraintes. Découvrez les possibilités qui s’offrent à vous.

  • Installer une VMC dans le neuf : dans le cas d’une construction, il est recommandé de réaliser l’installation d’une VMC double flux, étant donné que ce matériel est le plus performant. Son alternative économique est la VMC simple flux hygroréglable.
  • Installer une VMC en rénovation : en rénovation, il est très difficile d’installer une VMC double flux, car ce système demande beaucoup de place. C’est la raison pour laquelle l’installation d’une VMC simple flux, hygroréglable de préférence, sera davantage privilégiée.
  • Installer une VMC à petit prix : la VMC simple flux autoréglable est le modèle le plus économique. Bien qu’il ne s’agisse pas du produit recommandé, il permet malgré tout de renouveler efficacement l’air intérieur.
  • Installer une VMC au meilleur rapport qualité/prix : à la fois performante et abordable, la VMC simple flux hygroréglable est celle qui offre un rapport qualité/prix très intéressant.
  • Installer la meilleure VMC : sans conteste, c’est la VMC double flux qui se montre la plus performante. Bien qu’elle soit difficile à poser en rénovation, elle permet de profiter de davantage de confort, de préchauffer l’air, et de limiter les déperditions de chaleur.

L'installation d'une VMC simple flux peut être réalisée par les bons bricoleurs. Pour cela, il faut respecter un certain nombre d’étapes : suspension du groupe d'extraction, pose des bouches d'extraction, installation des entrées d'air, branchement de la VMC aux bouches, réalisation des raccordements électriques, etc.

Cependant, il est conseillé de confier l’installation d’une ventilation à un professionnel. En effet, il faut respecter de très nombreuses contraintes techniques lors de la pose d'une VMC (emplacement des bouches, hauteur d'installation des aérations, distances séparant le caisson des bouches, etc.).

Cela est d'autant plus vrai pour une VMC double flux puisque son installation prévoit la mise en place d'un double réseau de conduits. Ce professionnel vous garantira une pose conforme, un fonctionnement optimal, ainsi qu’une VMC silencieuse.
 

L’entretien d’une VMC, comment ça se passe ?

Pour qu’une VMC reste performante, il faut régulièrement l’entretenir. Vous pouvez accomplir certains gestes de votre côté :

  • Nettoyez le volet des bouches d’extraction avec un peu d’eau chaude et du liquide vaisselle.
  • Dépoussiérez les entrées d’air régulièrement.
  • Si vous avez une VMC double flux, changez les filtres une à deux fois par an.

D’autre part, sachez qu’un entretien complet par un professionnel est recommandé une fois par an, ou au moins tous les 3 ans

Comment retrouver une VMC silencieuse ?

Le bruit d'une VMC peut avoir de nombreuses causes. Cependant, quelle qu'en soit la raison, il peut devenir très gênant au quotidien pour les occupants. C’est la raison pour laquelle il est important de réagir rapidement afin de retrouver une VMC silencieuse.
 

Quelles sont les causes d'une VMC bruyante ?

  • Une mauvaise conception du circuit. Quoi qu’il arrive, une VMC fera un minimum de bruit. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de l’installer à distance des pièces de vie, idéalement dans les combles. Un groupe d'extraction placé trop près d’une chambre par exemple pourra devenir une vraie source de nuisance sonore.
  • Une installation défaillante. L’installation de la VMC doit être réalisée dans les règles de l’art afin que son fonctionnement soit optimal. Mauvais positionnement des entrées d’air, bouches d’extraction à la mauvaise hauteur, système non adapté à l’habitation… sont autant de raisons pouvant entraîner un défaut d’installation et du bruit.
  • Un mauvais réglage. Certaines ventilations, à l’image de la VMC simple flux hygroréglable et de la VMC double flux, peuvent être réglées. Si le débit d’air est trop important, il se peut que la ventilation provoque du bruit.
  • Un système endommagé ou obstrué. Qu’il s’agisse d’une VMC simple flux ou double flux, il est important de la nettoyer plus ou moins régulièrement et de la faire contrôler par un professionnel. Dans le cas contraire, le système peut s’encrasser et ne plus fonctionner correctement.

Les astuces pour profiter d’une VMC silencieuse

Il existe différentes solutions pour corriger certaines nuisances sonores provoquées par une ventilation. Pour les appliquer, il convient tout d’abord de déterminer l’origine du bruit.

  • Moteur : si le bruit de la VMC est causé par le groupe d'extraction, c'est certainement parce que le moteur est vétuste ou qu'il présente un défaut de fabrication. Dans les deux cas, il est primordial de faire rapidement intervenir un professionnel, tel qu'un artisan RGE ("Reconnu garant de l'environnement"), afin d'éviter tout risque d'incendie.
  • Caisson : il s'agit de l'élément qui accueille le moteur de la VMC. S'il n'est pas suspendu ou s’il est mal entretenu, il peut créer du bruit et des vibrations. Pour corriger cela, il est possible de le suspendre, de l'installer sur des patins anti-vibrations et de le nettoyer.
  • Gaines : le bruit d'une VMC peut aussi être causé par des conduits endommagés ou mal installés. Pour y remédier, il est possible de raccourcir la longueur des gaines, de colmater un trou, ou encore d'opter pour des gaines acoustiques.
  • Entrées d'air et bouches d’extraction : ces éléments peuvent aussi être responsables de bruit et de sifflement. Dans ce cas, il faut vérifier qu'ils ne sont pas obstrués. Si cela ne règle pas le problème, il est toujours possible d'installer des entrées d’air et des bouches d’extraction insonorisées.
  • Réglages : un réglage inadapté de la VMC peut également causer du bruit dans le logement. Pour corriger cela, il est possible de diminuer la vitesse d'aspiration. Rien ne vous empêche non plus de déclencher le fonctionnement uniquement en cas de présence dans la pièce.

Que faire face à un bruit de VMC tenace ?

Le nettoyage du système et la modification des réglages n’ont rien changé aux nuisances sonores ? Pour retrouver une VMC silencieuse, vous disposez encore d’autres solutions.

  • Acheter des accessoires antibruit. Gaines acoustiques, bouches d’extraction antibruit, caisson de VMC, système de suspension du caisson, laine minérale pour les gaines… sont autant de matériels qui vous permettront de limiter le bruit d’une VMC. Toutefois, ces astuces simplement correctives ont l’inconvénient de ne pas s’attaquer à l’origine du problème.
  • Faire appel à un professionnel. Si le bruit de la VMC ne peut pas être réglé, il est fortement recommandé de demander à un artisan d’intervenir. Celui-ci sera en mesure de déterminer l’origine exacte des nuisances et d’apporter une solution adaptée.

Quelles aides pour l’installation d’une VMC ?

N’hésitez pas à faire appel à un professionnel RGE, pour vous garantir une pose de qualité et la possibilité de bénéficier d'aides.
La qualification RGE est une certification obligatoire pour bénéficier de certaines aides financières pour l'installation de votre VMC double flux.

 

4/ Bien aérer son logement au quotidien  : les gestes à connaître

  • Laissez vos fenêtres grandes ouvertes pendant 5 à 10 minutes par jour afin d’assurer l’aération complète d’une pièce, et favorisez les courants d’air d’une pièce à l’autre pour accélérer la circulation de l’air.
  • Si possible, entrouvrez légèrement les fenêtres de votre chambre la nuit (en été par exemple).
  • Pensez à éteindre vos appareils de chauffage lorsque vous aérez, afin de limiter les pertes d’énergie.
  • Aérez systématiquement lorsque vous vous lancez dans des activités de ménage, de bricolage ou de cuisine, ou lorsque de la vapeur d’eau a circulé dans votre salle de bains.
  • Evitez l’utilisation de produits contenant des solvants ou tout autre ingrédient volatile et polluant.

Comment aérer efficacement son logement

 

5/ Pour en savoir plus

Nettoyage écologique : comment s'y prendre ?

Vous pensez que faire le ménage est bon pour votre santé ? A priori, vous n’avez pas tort. À une nuance près : aujourd’hui, beaucoup de produits ménagers peuvent se révéler nocifs pour votre santé, et pour l’environnement. Il existe heureusement des astuces pour un nettoyage écologique et sans pollution intérieure.
 

Qu’est-ce que le nettoyage écologique ?

C'est une démarche qui consiste à nettoyer votre logement en prenant soin d'en limiter l’impact sur l’environnement. Concrètement, il s’agit d’éviter le recours à des produits d’entretien chimiques aux composants potentiellement problématiques pour la planète, et pour votre santé.

Le nettoyage écologique s’inscrit dans un contexte de développement des actions écologiques. Ces dernières années, des initiatives pour le climat, pour le respect de l’environnement, pour la lutte contre le gaspillage énergétique... ne cessent de fleurir. Relayées par l’Etat (à travers notamment la loi de transition énergétique), ces dernières invitent chacun d’entre nous à mieux se comporter écologiquement, y compris lorsque nous faisons le ménage.
 

Produits ménagers : quel impact sur la qualité de l’air intérieur ?

Pour vivre dans un logement sain, il est indispensable de procéder régulièrement à son entretien. Aujourd’hui, il est devenu assez facile pour chacun d’entre nous, même les néophytes en nettoyage, de retrouver un logement propre et nettoyé sans effort. Les sprays nettoyants et autres produits miracles ont envahi les rayons du supermarché et nos placards. Pourtant, la composition de ces produits d’entretien révolutionnaires inquiète.

De nombreuses études ont ainsi révélé la présence de molécules chimiques et parfois problématiques dans la composition de ces produits. Lors de leur utilisation, ces produits laissent s’évaporer ces molécules responsables de la pollution de l’air ambiant. En pensant nettoyer votre logement, vous contribuez à l’inverse à polluer l’air intérieur.
 

Zoom sur l’importance d’un air sain dans votre logement

Il existe de multiples effets de la pollution de l’air intérieur, plus ou moins sérieux, et à plus ou moins long terme. De manière générale, être attentif à la qualité de l’air intérieur de votre logement permet d’éviter les risques de troubles respiratoires, de crises d’asthme, d’allergies respiratoires, voire, exceptionnellement, de cancers. Pour contribuer activement à un air sain dans votre logement, il suffit d’adopter quelques bonnes pratiques, comme :

  • aérer les différentes pièces de votre logement pendant au moins 10 minutes, en hiver comme en été ;
  • toujours respecter les recommandations d’utilisation de vos produits d’entretien ;
  • rincer les différentes surfaces nettoyées.
     

Quid des autres sources de pollution intérieure ?

Les produits ménagers ne sont pas les seuls responsables de la pollution intérieure de votre logement. Les plantes, les équipements comme la cheminée ou une climatisation mal entretenue, les produits de bricolage, les animaux, les peintures, etc. constituent autant d’autres polluants de l’air intérieur. Attention également à l’utilisation de bougies et d’encens, qui peuvent avoir des conséquences sur votre santé.
 

Zoom sur les solutions écologiques

Pour contrer les effets néfastes des produits d’entretien chimiques, il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives dites écologiques. Souvent "faits main", ces produits se révèlent tout aussi, voire plus efficaces que les produits manufacturés. Parmi les plus célèbres, on peut citer :

  • le vinaigre blanc ;
  • le bicarbonate de soude ;
  • les cristaux de soude ;
  • le savon de Marseille ;
  • le savon noir  ;
  • les huiles essentielles (à utiliser avec précaution, et à éviter en présence de jeunes enfants).

Prisées par un nombre croissant de Françaises et Français, les solutions écologiques pour un nettoyage respectueux de la planète et de notre santé sont aujourd’hui facilement accessibles. De nombreux sites Web comme celui de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) proposent des recettes et des astuces toutes simples pour composer vous-même vos produits ménagers à partir des ingrédients listés ci-dessus. Veillez toutefois à respecter quelques précautions d’usage et à ne pas les surdoser.
 

Quid des produits écolabellisés ?

Si vous êtes attentif(ve) à la qualité des produits d’entretien, sans doute avez-vous remarqué l’existence de produits écolabellisés. Contrairement aux idées reçues, ces produits ne sont pas moins efficaces que leurs concurrents. Leur labellisation signifie simplement qu’ils sont un gage de respect pour l’environnement et pour votre santé.

Pollution intérieure : les bons gestes à adopter

Si l’on entend beaucoup parler de la pollution extérieure, il ne faut pas oublier qu’il existe également une pollution de l’air intérieur. Tout aussi nuisible pour les organismes, elle peut toutefois être combattue avec des principes simples (aération, ventilation...).
 

La pollution intérieure : qu’est-ce que c’est exactement ?

Tout le monde connaît ou a entendu parler de la pollution extérieure, les pots d’échappement, les gaz à effet de serre, les déchets… Si l’enjeu se révèle mondial, la pollution de l’air intérieur& est, elle, beaucoup plus locale. Selon l’ADEME, nous passons 80% de notre temps dans des lieux fermés où l’air n’est pas forcément plus sain qu’à l’extérieur(1).

Entre une ventilation déficiente, les vernis et peintures des meubles, l’humidité, les produits ménagers, les appareils de chauffage… les polluants se diffusent également. Mais pas de panique, il existe des astuces pour minimiser les risques et se protéger.
 

Les différents types de polluants de l’air intérieur

En matière de pollution intérieure, il existe plusieurs sortes de polluants qui se promènent à l’air libre dans les logements.

Les polluants les plus courants : les chimiques

Le premier d’entre eux est très connu, c’est le monoxyde de carbone ou CO2. Si le détecteur de fumée est obligatoire dans les logements depuis 2015, ce n’est pas le cas pour le détecteur de CO2. Mais rien ne vous empêche d’en installer un. Le CO2 est un gaz incolore, inodore et qui présente des risques à forte concentration. Il provient des appareils de chauffage ou de production d’eau chaude à combustion mal entretenus. D’où l’importance de ne pas laisser filer les dates de rendez-vous pour l’entretien des chaudières avec un professionnel agréé certifié RGE.

Les polluants issus d’organismes vivants : les biologiques

Animaux, végétaux, mais aussi moisissures font partie des organismes vivants. Les polluants de cette catégorie sont les agents infectieux tels que les bactéries (légionelles, virus, toxines). Ils trouvent leur origine au cours des maladies contagieuses des habitants ou bien dans les équipements de production d’eau chaude, les ventilations, les climatisations mal entretenues. Quant aux allergènes, ils proviennent en général des animaux, des plantes, des insectes ou des acariens. Là encore, ils se développent dans une atmosphère humide et chaude.

Les particules et les fibres

La poussière, parfois invisible à l’œil nu, se compose pourtant de multiples particules (fumées, pollens, spores…) et fibres (cellulose, chanvre, laine de verre…).
 

Les gestes à adopter pour couper court à la pollution intérieure

Aération et ventilation

L’air doit pouvoir circuler naturellement dans votre logement, mais parfois il a besoin d’un petit coup de pouce. Sans VMC, pensez aux petites astuces comme :

  • aérer quotidiennement toutes les pièces d’un logement ;
  • établir un espace d’environ 2 cm sous les portes intérieures ;
  • ne pas condamner une bouche d’extraction ou une entrée d’air, et les nettoyer ;
  • ouvrir les fenêtres au moment d’activités "à risques", comme le bricolage, le ménage, la préparation des repas, la lessive…

Si vous avez une VMC (ventilation mécanique contrôlée), veillez à :

  • ne jamais l’éteindre ;
  • augmenter son débit au moment de la cuisson des aliments ;
  • vérifier régulièrement qu’elle fonctionne : nettoyer quatre fois par an ses bouches d’extraction et de soufflage, faire intervenir un professionnel pour son entretien tous les trois ans et changer une à deux fois dans l’année les filtres d’insufflation et d’extraction (ceci ne concerne que les VMC double-flux).

Évacuation de l’humidité excessive

Un bon taux d’humidité, selon l’ADEME, est compris entre 40 et 60%. Et la température idéale entre 18 et 22°C. Pour maintenir ce bon équilibre, il peut être nécessaire de ventiler la pièce où votre linge sèche, ou l’installer à l’extérieur. N'oubliez pas d'aérer au moment des activités produisant de l’humidité, comme le bain, la lessive, la cuisson, mais également après. Vous pouvez également poser un couvercle sur les casseroles pendant la cuisson et allumer la hotte si vous en possédez une.

Surveillance des appareils à combustion

Les appareils dits à combustion sont tous ces appareils qui permettent de produire du chauffage, qu’ils soient au gaz naturel, au bois ou qu'ils utilisent un autre combustible. Les premiers produisent, lorsqu’ils sont utilisés de façon continue, du monoxyde de carbone et des particules non brûlées. Bien les entretenir et en faire bon usage sont essentiels :

  • n’acheter que des combustibles de qualité, c’est-à-dire ceux portant la marque "NF bois de chauffage" ou "France Bois Bûche", ou des granulés de bois labellisés "DIN plus" ou "EN plus";
  • ne pas faire confiance au bois récupéré par-ci par-là, car il est souvent traité, peint ou humide ;
  • faire ramoner les conduits de fumée au moins une fois par an, comme la loi vous y oblige et auprès de professionnels qualifiés certifiés RGE.

Il est également possible de bénéficier d’un diagnostic sécurité gaz pour contrôler vos installations au gaz naturel.

Les plantes sont-elles vraiment efficaces contre la pollution intérieure ?

Aucune étude scientifique n’a encore clairement démontré que les plantes pouvaient être un frein à la pollution de l’air intérieur de votre logement même si elles permettent d'humidifier l'air et de le rafraîchir en cas de forte chaleur. Elles sont cependant à installer avec précaution dans vos habitats, car elles peuvent nuire aux personnes allergiques ou sensibles.

Pour des informations complémentaires, veuillez consulter la page : https://www.economie.gouv.fr/cedef/cite-credit-impot-economie-energie

(1) Source : Ademe, guide pratique « La ventilation », décembre 2017 – Indications de prix pour une maison individuelle, fourniture et pose comprises